Jean Claude DrayRene_BenedettiLara Liu - RefletsPrès de deux siècles de compositions musicales sont réunis dans ce programme singulièrement original et varié qui laisse la part belle au violon et au violoncelle dans des pièces d’une grande virtuosité, le piano leur répondant tant en soliste qu’en duo ou trio. En ouverture, le Trio op.99 composé par Schubert en 1827, peu avant ou après l’écriture de son célèbre trio en mi bémol majeur, l’une des dernières compositions qui ont précédé sa disparition.

Parmi les œuvres choisies, l‘Intermezzo op.76 marque une étape importante dans l’écriture pianistique de Brahms qui délaisse alors la forme classique pour une forme plus libre au caractère lyrique et romantique.

Puis Fritz Kreisler, compositeur autrichien du premier quart du XXe siècle,  nous emportera dans le Prélude et Allegro dans le style de Gaetano Pugnani, lui-même compositeur italien de la première moitié du XVIIIe siècle …

Et pour conclure, ce sera Paganini qui, par sa technique exceptionnelle et son magnétisme personnel, a contribué à l’histoire du violon en y intégrant la dimension virtuose dans l’art musical. Ses Variations sur la 4e corde, parfaitement envoûtantes, inspirées d’un thème de son ami Rossini, en sont un des plus beaux exemples. Un concert couronné enfin par la célèbre Campanella qui n’est autre que le rondo final de son 2e concerto pour violon.

Autant de « trouvailles » musicales qui permettront à Lara Liu (piano), Jean-Claude Dray (violon) et René Benedetti (violoncelle) de nous offrir de véritables pépites. Rappelons à cet égard que ce trio d’un soir regroupe des exécutants de belle renommée : Lara Liu formée aux plus grandes Écoles de Musique à Taipei, Paris et Genève ; Jean-Claude Dray, violon solo de l’Opéra de Lyon à 19 ans, puis 1er violon de l’Orchestre de  Paris et des Concerts Colonne, qui joua lui aussi dans le monde entier sous la direction des plus grands; et enfin René Benedetti au parcours exceptionnel, soliste de l’Orchestre de Paris puis, pendant 20 ans, violoncelle solo à  l’Opéra de Paris.

C.D.

@ Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

Trio piano, violon, violoncelle

Samedi 12 mai 2018 à 21 h – Salle du Dolmen – Lieu-dit Pierre Levée – Route de Thiviers à Brantôme – Entrée 12 et 10 € – Gratuité moins de 15 ans – Renseignements au 05 53 05 29 62 et amisdebrantome.fr

 

 

 

 

 

Ludwig-van-Beethoven-199x300 Le programme musical consacré à Beethoven qui clôture la saison 2017 de notre association constitue un bel « arrêt sur image » de son œuvre. Après les grandes réussites de Mozart et de Haydn, Beethoven a définitivement changé le regard porté sur la sonate pour piano par les compositeurs ultérieurs. L’importance que Beethoven lui accordait est démontrée par le fait qu’il ne s’y trouve aucune œuvre mineure, mais qu’au contraire ce corpus compte en son sein quelques uns des plus beaux chefs d’œuvre de son auteur. On l’a même qualifié de Nouveau Testament du pianistel’Ancien Testament étant Le Clavier bien tempéré de Bach …

La sonate pour piano n° 1 en fa mineur a été composée entre 1794 et 1795. Elle est dédiée, comme les sonates n° 2 & 3 de l’opus 2, à son maître Joseph Haydn. Beethoven a 25 ans. En quatre mouvements, cette œuvre fait partie des premières pages significatives du compositeur, bien que son dédicataire ne manqua de lui préciser :  » Vous ne manquez pas de talent, mais il vous faut encore vous instruire »…

La sonate pour piano n° 13 en mi bémol majeur, fait partie des sonates de l’opus 27 , sous titrée  « comme une fantaisie ». Composée entre 1800 et 1801, elle est dédiée au Prince Lichnowsky et ne suit pas la forme traditionnelle de la sonate : fantasque, alternant les différents climats correspondant aux diverses humeurs du compositeur qui se veut là improvisateur,  elle préfigure déjà le Schumann de l’Humoresque,  avant une explosion de joie finale.

Quant à la sonate pour piano et violon n° 5, où les deux instruments vont merveilleusement dialoguer, il faut savoir que le surnom Le Printemps qui lui est attaché n’est pas de son auteur. Elle demeure, à juste titre, la plus populaire des sonates pour violon et piano de Beethoven avec la Sonate à Kreutzer. Composée entre 1800 et 1801, elle est dédiée au comte Moritz von Fries, mécène du compositeur auquel Beethoven dédia plus tard sa Septième symphonie, et demeure l’une de ses œuvres les plus poétiques.

Merci à Lara Liu et à Michel Aladjem de nous offrir un moment musical de grande qualité.

C.D.

Récital Piano & Violon

Dimanche 12 novembre 2017 à 16 h – Salle du Dolmen – Lieu-dit Pierre Levée – Route de Thiviers – Brantôme – Entrées  12 et 10 € – gratuité moins de 15 ans –  Renseignements 05 53 05 29 62 – amisdebrantome.fr

@ Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

 

Affiche Renaissance 2017 - A4

Alors que l’automne s’invite un peu plus tôt que prévu, nous vous convions à vivre une journée festive et animée à Brantôme, salle du Dolmen, à l’abri de la pluie, de la fraîcheur et du vent.

Sur le thème de la Renaissance, entre art culinaire, musique de l’époque, architecture locale et exposition de costumes, vous pourrez vous restaurer, déguster des vins locaux, acheter de bons livres pour les longues soirées d’hiver …

Dès 11 h, une conférence sur l’Art culinaire vous mettra en appétit ; puis à 15 h, l’exposition photographique conçue pour les 400 ans de la mort de Brantôme sur l’Architecture en Val de Dronne vous sera commentée.

Enfin à 18 h, un concert de musique Renaissance clôturera la journée.

Samedi 7 octobre 2017 – La Renaissance dans tous ses états – Salle du Dolmen, lieu-dit Pierre Levée , route de Thiviers – de 11 h à 19 h – Entrée libre –

Concert de clôture à 18 h – 10 et 12 € – gratuité pour les moins de 15 ans.

 

prix-litteraire-fondCMJN

Josette Lespinasse,

Présidente de la Société des Amis de Brantôme et les membres du conseil d’administration,

Anne-Marie Cocula-Vaillières,

Présidente et les membres du Jury du Prix littéraire,

Catherine Distinguin, 

et les membres du Comité de lecture,

ont le plaisir de vous convier à la cérémonie de remise du Prix Brantôme 2017 de biographie historique, en présence du lauréat Emmanuel de Waresquiel, dont l’ouvrage Juger la Reine (éd. Tallandier) sera couronné Prix Brantôme 2017.

Le dimanche 8 octobre 2017 à 11 h 30, en la Salle du Conseil de l’Abbaye de Brantôme.

La manifestation sera suivie d’un cocktail.

Le Club des suicidésCréée à Paris, à l’Art Studio Théâtre puis au Vent se Lève en mars 2017, la pièce de théâtre Le Club des Suicidés est une œuvre novatrice et moderne. Forte, sombre, parfois violente, à l’humour acéré, personne n’en sort indemne.  Écrite par Geoffrey Lopez, directeur de la Compagnie Les Mains du Marionnettiste, le suspense sera au rendez-vous. Quatre personnages vont parier leur vie ; quatre personnages prêts à tout pour se sentir vivants, quitte à en mourir …

Sarah d’Estrel, jeune journaliste d’investigation, enquête sur des morts suspectes liées apparemment à un Club étrange et secret. Elle parvient à se rendre à l’une de ces soirées et découvre que les membres du Club parient leur vie dans des jeux de hasard. Poussée par la soif du jeu et le goût du danger, Sarah se trouve embarquée dans une partie contre un milliardaire alcoolique et un cardiologue malade du cœur, le tout orchestré par un juge implacable.  Un thriller haletant qui s’interroge sur la détresse humaine.

Personnage central de la pièce, le rôle de Sarah est joué par la délicieuse Laëtitia Galy, accompagnée de Geoffrey Lopez (auteur et metteur en scène), Mélody Banquet et Rémi de Monvel, tous issus des cours Jean-Laurent Cochet, Simon et Florent.

À noter que cette jeune Compagnie est régulièrement invitée au Théâtre du Nord-Ouest à Paris, lieu mythique pour le théâtre, où elle a reçu cette année le P’tit Molière du Meilleur Comédien dans un second rôle.

Le Club des Suicidés de Geoffrey Lopez – Samedi 23 septembre 2017 à 20 h 30 – Salle du Dolmen, lieu-dit Pierre Levée, à Brantôme – Entrée 12 et 10 € – gratuité pour les moins de 15 ans – Renseignements : 06 15 93 78 88.

C.D.

@ reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

 

 

Parfumer un rêve - 2004 - huile, 46 x 34

Parfumer un rêve – 2004 – huile, 46 x 34


Médaille d’or du Festival International de Peinture d’Osaka au Japon où il expose régulièrement, Kazimierz Dzyga est né sous les bombes en janvier 1945, dans une petite ville allemande, à la frontière polonaise, prise en étau entre l’armée allemande et l’avancée de l’armée russe. Puis ce fut, avec ses parents, une longue errance à travers l’Allemagne et la France pour se poser enfin en Normandie, près d’Évreux. Un exil béni puisqu’à 11 ans, il sait déjà qu’il sera peintre. À 16 ans, il vend ses premières toiles. Puis ce seront les « passages obligés » pour se faire connaître et reconnaître : Paris et ses galeries d’art, les rencontres avec Vasarelly, Magritte et Georges Mathieu, le Salon des Indépendants, la FIAC au Grand Palais… sans jamais oublier Évreux qui l’accueille périodiquement.

Comme il n’y a pas de hasard, cet amoureux du cosmos, de la nature, des arbres, des châteaux et des étoiles ne pouvait éviter une autre rencontre avec le « Pays de l’Homme », cette Dordogne incontournable où les vieilles pierres se dorent au soleil, réchauffant les cœurs et les âmes. Il s’y est installé depuis 30 ans, trouvant en ces lieux la sérénité et le havre de paix propices à développer son imaginaire fantasmagorique associé à une palette d’émotion infinie. 

Peintre du réalisme fantastique, Kazimierz Dzyga est un « enchanteur au grand coeur » qui s’est donné pour mission, loin des horreurs de sa prime jeunesse, d’ouvrir à son public les portes du rêve, de la beauté du monde et des couleurs où chacun trouvera sa place au gré de ses envies.

Il sera à Brantôme du 16 au 29 septembre 2017 où il vous invite, dans le silence de vos non-dits et de vos songes,  à vous retrouver avec vous-mêmes, en laissant libre cours à votre propre imagination. Alors, tel l’académicien Jacques Laurent qui a suivi son parcours artistique depuis l’origine, songerez-vous, à votre tour, qu' »il lui suffirait de peindre une goutte d’eau pour qu’elle enferme et reflète tout un univers ».

  Catherine Distinguin.

@Reproduction interdite, même partielle, sans l’autorisation de l’auteur.

Exposition au Dortoir des moines de l’Abbaye de Brantôme

du 16 au 29 septembre 2017

Tous les jours de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h

Entrée libre

Vernissage-cocktail le samedi 16 septembre 2017 à partir de 18 h.

Présence de l’artiste les 16, 17, 24 et 29 septembre. Il dédicacera l’ouvrage de Claude Verlinde et Christiane La Blancherie, Kazimierz Dzyga, Peintre du réalisme fantastique 50 ans de peinture  –


Cyrillique 2017

Loin du « show-bizz » et des modes éphémères, l’ensemble Cyrillique, constitué de chanteurs professionnels, lauréats du Conservatoire national de Saint-Petersbourg, se produit en France depuis 2005 avec un succès unanime et péreine. Avec plus de 300 concerts dans l’hexagone, ce groupe vocal a pour ambition de porter à travers l’Europe la culture musicale russe. Régulièrement invité en France et singulièrement dans les cathédrales de Chartres (12 fois), d’Auxerre (7 fois), à l’église de la Madeleine à Paris …, l’ensemble chante a capella perpétuant les traditions russes du chant d’ensemble. Il inclut dans son répertoire les meilleures oeuvres de musique sacrée  russe, ainsi que des arrangements originaux de mélodies et chants populaires faisant partie intégrante du patrimoine folklorique russe. Il a reçu, à ce titre, en 2008, le 1er  Prix du Concours international Le monde chantant pour la meilleure exécution d’oeuvres sacrées.

Fondé par Alexander Minchenko, basse,  lauréat du Concours de Russie « Don Giovanni » en 2004, l’Ensemble de solistes Cyrillique réunit cinq chanteurs d’opéra, trois hommes et deux femmes, qui ont une grande expérience des récitals dans les salles de concerts et sur la scène d’opéra.

Aucun costume national russe, aucune balalaïka ou autre instrument musical russe ; l’objectif consiste à séduire, à charmer l’auditoire par la seule qualité des voix, par leur pureté et leur force, et par leur professionnalisme de chant choral.

Lauréat de plusieurs concours internationaux, notamment aux Etats-Unis, Ilya Demutskyi, baryton et chef de choeur de l’ensemble, a gagné le Masque d’or et a été déclaré « Meilleur compositeur de Russie » en 2016.

Leur venue à Brantôme pour la deuxième année consécutive sera, comme la première fois, un honneur, un ravissement et un moment de vérité et de beauté inoubliable.

Abbatiale Saint-Pierre de Brantôme – le dimanche 13 août 2017 à 20 h 30. Libre participation.

C.D.

@Reproduction interdite, même partielle, sans l’autorisation de l’auteur.

 

Abbaye-Brantome

L’Abbaye de Brantôme

Conçu pour faire pendant à Brantôme, Histoire d’une cité, ouvrage paru en 2011, qui retraçait l’histoire de la ville de la Préhistoire à nos jours, le présent ouvrage s’attache aux grandes étapes de l’histoire de l’abbaye Saint-Pierre et porte un soin tout particulier à l’évolution architecturale des édifices qui la composent.

Fondée à la fin du VIIIe siècle au coeur d’un site naturel privilégié, l’abbaye bénédictine de Brantôme compte parmi les plus importants établissements religieux du Périgord. Tout au long de son histoire, le monastère brantômais n’a cessé de bénéficier de l’attention de ses occupants successifs, chacun ayant procédé à des aménagements et contribué à sa manière à la transformation des lieux. Chaque époque a déposé son empreinte, compliquant la lecture de la stratification historique.

Pour ce nouvel opus, la Société des Amis de Brantôme a fait appel à des historiens régionaux : Christian Chevillot pour l’histoire du site avant la fondation de l’abbaye, Claude Andrault pour l’histoire de l’abbaye au Moyen Age et les restaurations du XIXe siècle, Frédérique-Anne Costantini pour l’époque moderne et Michel Juliard pour la période contemporaine.

Le livre s’accompagne d’un glossaire des termes techniques et d’un recueil de témoignages dont deux érudits périgourdins du XIXe siècle. Afin de le rendre accessible au plus grand nombre, l’ouvrage est bilingue Français-Anglais.

La précision de ces textes et la richesse de l’iconographie font de ce guide un outil précieux et une référence indispensable, le compagnon idéal de tous les amateurs d’histoire et d’architecture désireux d’en savoir plus sur un fleuron du patrimoine périgourdin.

Ouvrage collectif,

Format 150 x 210

64 pages – texte bilingue Français-Anglais,

30 photos en couleurs

Prix public : 15 € TTC 

Parution 10 septembre 2017

Prix souscription jusqu’au 20 août 2017 : 12 € TTC

BULLETIN DE SOUSCRIPTION

Nom :

Adresse postale :

Tél. ou adresse électronique :

Nombre d’exemplaires commandés :

A renvoyer avec un chèque à l’ordre de la Société des Amis de Brantôme,

Abbaye – Boulevard Charlemagne – 24310 – Brantôme en Périgord.

Duo créationElle a 24 ans, lui 20 ans. Ils ont une même passion : la musique dont ils ont fait leur univers quotidien.

Marie-Charlotte Gay a débuté l’apprentissage de la musique à 4 ans, puis  a commencé la flûte à bec à 9 ans pour s’intéresser au piano à 15 ans. Après des études secondaires option Art, elle intègre la section Musique et Mouvement de la Haute école de Musique de Genève où elle se dote d’un diplôme de Bachelor  en pédagogie musicale.

Loni Mahé vit en Dordogne depuis son enfance. Il commence le piano à 6 ans à l’Ecole de musique du Bugue. C’est dans ce contexte qu’il découvre l’improvisation, le jazz et l’orgue. De formation scientifique, un baccalauréat mention Très bien ne l’empêchera pas d’obtenir, en 2015, le diplôme d’étude musicale (DEM). Le jeune pianiste décide alors de parfaire ses études musicales à la Haute école de Musique de Genève.

Sa rencontre avec Marie-Charlotte Gay va leur permettre de travailler ensemble pour « explorer les visages et les personnalités qui nous entourent ». A travers le jazz et les musiques du monde, les deux jeunes artistes vont nous présenter un programme original. Faisant écho à Debussy et à Bach, ils se proposent, avec cette création, de nous faire voyager parmi des tableaux aux atmosphères riches et variées. Ainsi, compositions personnelles et improvisations sur des thèmes de Bach, plus précisément l’air spirituel Komm, süber Tod BWV 478, constitueront, à  Brantôme, la toute première représentation de leur spectacle musical intitulé Portraits.

Duo Piano Jazz – Portraits – mardi 18 juillet 2017 – 21 h – Salle du Dolmen à Brantôme (par la D 78, route de Thiviers). Entrées 12 et 10 € – gratuité moins de 15 ans – Renseignements : 06 86 99 41 36. 

C.D.

@ Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

 

La Comtesse Greffulhe en 1905 vue par le peintre Philip de Laszlo  Véritable légende vivante dans le Paris incandescent de la Belle Epoque, la comtesse Elisabeth Greffulhe, née de Caraman-Chimay (1860-1952), ensorcela durant plus d’un demi-siècle le Tout-Paris et le Gotha européen, avant de s’effacer des mémoires, son souvenir ayant été oblitéré par l’image flamboyante du personnage d’Oriane, duchesse de Guermantes d’A la recherche du temps perdu quelle a inspiré à Proust.

A la fois muse et mécène, autant que grande mondaine narcissique, cette femme à la beauté éblouissante obsède, intrigue et fascine. Il faut souligner qu’Elisabeth na pas reçu l’éducation classique réservée aux jeunes filles de son époque, d’une rigidité et d’une pauvreté affligeantes. Avec un père, Joseph de Caraman-Chimay, issu d’une grande lignée de mécènes et mélomanes et une mère, Marie de Montesquiou, exceptionnellement cultivée et grande musicienne, les portes lui étaient grandes ouvertes pour suivre un chemin culturel quelle ne manqua pas d’emprunter en privilégiant les arts qu’elle appréciait : la peinture, l’écriture et plus précisément la musique où elle joua un rôle de premier plan dans le renouveau de la création musicale au tournant des XIXe et XXe siècles. Originale, généreuse, moderne et visionnaire, sa philanthropie s’exerça au lancement des Ballets russes, à la remise à l’honneur de Wagner autant qu’elle favorisa les premiers concerts en France d’Arthur Rubinstein, patronna Gabriel Fauré qui lui dédiera sa Pavane. En créant la Société des grandes auditions musicales, elle a fait le lien entre les musiciens et les mondains, dont certains, disposant d’immenses fortunes, pouvaient financer les concerts et remplir les théâtres.

C’est à une rétrospective musicale et littéraire autour de la vie de la comtesse Greffulhe que nous convie la Société des Amis de Brantôme avec le concours des élèves du cours de chant « De Vive Voix » qui interprèteront des oeuvres de Léo Delibes, Gabriel Fauré, Reynaldo Hahn, Vincent d’Indy ou encore Camille Saint-Saëns, autant de compositeurs que la comtesse Greffulhe reçut en son salon parisien de la rue d’Astorg. Un spectacle musical qui sera enrichi par un choix de textes de la comtesse elle-même ou de ses amis écrivains, judicieusement préparé et lu par Jean-Paul Socard.

Spectacle musical « A l’ombre de la comtesse Greffulhe » – samedi 10 juin 2017 – 21 h – Salle du Dolmen à Brantôme en Périgord  (route de Thiviers) –  Entrée : 10 € – Gratuité pour les moins de 15 ans – Renseignements : 06 86 99 41 36 – ou sur le site amisdebrantome.fr

Iconographie : La comtesse Greffulhe en 1905, vue par le peintre Philip de Laszlo.

C.D.

@ Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.