Au XIXè siècle, la musique de salon, réunissant deux ou trois instruments, fut très en vogue. Dans les résidences et appartements privés où le piano régnait en maître des lieux, la maîtresse de maison accueillait nombre de musiciens et interprètes pour des soirées mondaines où la renommée rivalisait avec la qualité musicale. Pauline Viardot, Marguerite de Saint- Marceaux, ou encore Winaretta, princesse de Polignac tinrent ainsi salon et firent la notoriété de la vie culturelle parisienne. La musique, alors conçue comme un art de mode et de vanité, satisfaisait les interprètes et renforçait chez le bourgeois le goût du spectacle et les vanités puériles. Les compositeurs eux-mêmes n’y échappèrent pas, créant alors des œuvres dédiées à ces occasions. Ce fut le cas de Reynaldo Hahn, Ernest Chausson, Vincent d’Indy, Gabriel Fauré, André Messager, Édouard Lalo … jusqu’à Ravel et Debussy qui s’y associèrent.
C’est un aperçu de cette atmosphère feutrée, charmante autant que mondaine, que nous proposent le pianiste Patrick Hilliard et le violoniste Aïman Fahmy, avec la célèbre berceuse op.16 de Fauré, la berceuse sur le nom de Fauré de Ravel, véritable hommage à Fauré, et le poème op.25 de Chausson, adapté d’une nouvelle de Tourgueniev.
Le programme nous invitera aussi à l’écoute d’œuvres plus classiques, mais tout aussi romantiques, avec une sonatine en trois mouvements sans interruption, d’un Schubert très mozartien, une des deux romances de Beethoven qui ont constitué une préparation à son concerto pour violon, et le beau cantabile MS 109 de Paganini. À remarquer aussi, la transcription pour piano et violon d’un extrait de l’opéra Orphée et Eurydice, la ronde des esprits bienheureux, temps d’accalmie en pleine tempête, qui exprime la douce quiétude qui envahit Orphée alors que va apparaître Eurydice qu’il est venu chercher après avoir attendri furies et démons.
Un programme sensible, poétique à souhait et de belle conception.
Patrick Hilliard, titulaire du certificat d’aptitude de pianiste-accompagnateur, accompagne de nombreux artistes tels Michel Piquemal, Béatrice Uriah Monzon, la maîtrise de Radio France. Il collabore avec les opéras de Toulouse et Bordeaux, Sinfonia en Périgord et le Festival du Périgord Noir et est en poste au CRD de la Dordogne.
Aïman Fahmy, d’abord violon solo de l’Orchestre du Conservatoire supérieur de musique du Caire, a perfectionné sa formation musicale en Bavière. Il a enseigné au CNR de Strasbourg puis en Aquitaine. Il collabore avec l’Orchestre symphonique de Limoges et du Limousin. Depuis 2006, il est professeur au CRD de la Dordogne et se produit comme violon solo de l’Ensemble instrumental de la Dordogne.
Récital piano-violon – Patrick Hilliard et Aïman Fahmy – Vendredi 28 juin 2019 – 21 h – Brantôme – Salle du Dolmen – Lieu-dit Pierre Levée – Route de Thiviers – Entrée 12 €, Tarif réduit 10 €, gratuité pour les moins de 15 ans.
C.D. © Reproduction même partielle interdite sans autorisation de l’auteur.
Un concert très original autour d’un voyage virtuel en Europe centrale et de l’Est, par un duo de piano solo et à 4 mains, avec en toile de fond notre imagination. Telle est la soirée à laquelle nous convient les deux pianistes concertistes que sont Ludmilla Guilmault et Jean-Noël Dubois. Le Duo György Cziffra, qui se produit régulièrement dans divers récitals, est lauréat de la Fondation Cziffra avec une Médaille d’Or. Lors d’une rencontre impromptue en 2007, les deux artistes décident d’unir leurs talents et de jouer ensemble, associant leurs tempéraments fougueux et la force de leur passion respective. Ainsi Jean-Noël Dubois, l’anticonformiste, et Ludmilla Guilmault, la rebelle, prendront la voie des concerts pour le plus grand bonheur du public.
Intitulé « L’âme slave », le programme qu’ils nous proposent est un kaléidoscope d’œuvres de musiciens slaves♦ d’Europe centrale et de l’Est ( polonais, russes, hongrois) et réunit des œuvres de Liszt, Chopin, Brahms, Glinka, Alabiev, Rimsky-Korsakov, des transcriptions de musiques de films et de musiques traditionnelles russes.
Bien que Brahms fût allemand, ses danses hongroises témoignent de l’intérêt du compositeur pour le folklore ; de même, c’est l’attachement de Chopin et de Liszt pour leur pays respectif qui les mèneront à composer, pour l’un des mazurkas et des polonaises, pour l’autre ses célèbres Rhapsodies hongroises. Mais tous ont su mélanger les genres en associant les possibilités formelles de la musique savante à des thèmes issus du folklore. Un travail de valorisation des cultures locales par la Musique. Des œuvres qui ont su s’imprimer dans les mémoires des générations et qu’on écoute et goûte toujours avec délice.
♦ » L’âme slave », oui sauf pour Liszt qui était hongrois ! Et les Hongrois ne sont pas des Slaves … Il a d’ailleurs été démontré que les rhapsodies hongroises de Liszt font en réalité souvent appel à des thèmes plus spécifiquement tziganes.
« L »Âme slave », Voyage en Europe centrale – Duo György Cziffra – Ludmilla Guilmault & Jean-Noël Dubois – Brantôme, Salle du Dolmen – Lieu-dit Pierre Levée – Route de Thiviers -vendredi 10 mai 2019 – 21 h – Entrées 12 €, tarif réduit 10 €, gratuité pour les moins de 15 ans.
C.D. © Reproduction même partielle interdite sans autorisation de l’auteur.

Dans les pays d’Amérique latine du début du XXe siècle, tandis que les gens aisés descendants des conquérants espagnols ou portugais goûtaient à une musique élitiste, la population accordait sa préférence à une musique d’essence plus folklorique. De cette sorte de fracture sociale et culturelle vont naître des musiques riches que sauront conduire avec talent et sensibilité quelques compositeurs inventifs, tels Heitor Villa-Lobos, Manuel Ponce ou encore Alberto Ginestera, pour n’en citer que quelques uns.
La plupart des compositeurs latino-américains du début du XXe siècle ont eu le mérite de chercher à défendre et encourager l’abondante musique populaire existant tant au Mexique, au Chili, en Argentine, au Brésil et au Vénézuéla, qu’à Cuba et même en Équateur. Ils ont non seulement cherché à la préserver d’un oubli probable à court terme mais aussi, en exploitant ses richesses instrumentales et ses rythmes et mélodies, ils ont élargi le langage musical de leurs propres œuvres.
C’est un panel varié, vivant et inventif de ces compositeurs que la pianiste Olga Valiente nous invite à découvrir lors du récital qui nous est proposé, ce samedi 6 avril 2019, en ouverture du concours de piano 4 mains qui se déroulera simultanément à Brantôme, à Montignac et au Jardin de Sardy à Vélines.
Olga Valiente, concertiste, professeur et pianiste accompagnatrice, est titulaire d’un Master of Arts et d’un diplôme d’excellence du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou et du Conservatoire A.Roldán de Cuba. Elle s’est spécialisée dans la compilation, le recensement et la diffusion de la musique des Amériques visant à démontrer l’importance de sa diffusion dans l’enseignement de la musique. C’est dire si le programme qu’elle interprétera sera de grande qualité tant dans le choix des compositeurs que dans l’originalité des œuvres elles-mêmes. Si musicalement, le Mexique avec Manuel Ponce et le Brésil avec Villa-Lobos se détachent nettement des autres en devenant les fleurons d’une musique rythmiquement inventive, nous découvrirons aussi la musique cubaine d’Alejandro Garcia Caturla qui travailla un temps à Paris avec Nadia Boulanger, celle du chilien Alfonso Leng et son influence wagnérienne, dont l’harmonie est souvent comparée à celle de Scriabine ; puis l’équatorien Gerardo Guevara dont l’œuvre très étonnante mêle avec originalité le chant métisse-indien avec les techniques contemporaines …
Une soirée de véritable découverte musicale pleine de charme à ne pas manquer !
Récital de piano Olga Valiente, musiques sud-américaines – Samedi 6 avril 2019 – 21 h – Salle du Dolmen, route de Thiviers, lieu-dit Pierre Levée à Brantôme – Entrées 12 € et 10 € (tarif réduit) – Gratuité pour les participants au concours et les moins de 15 ans –
C.D. @ Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation de l’auteur.
Pour le dernier concert de l’année 2018, la pianiste Lara Liu nous convie à poursuivre la découverte du monde beethovénien des sonates pour piano. Et elle sera accompagnée de son collègue Patrick Hilliard enseignant au CRD de la Dordogne. En lever de rideau et en final, des extraits de sonates dites « faciles », composées par Beethoven à l’intention de ses élèves. Le 1er mouvement de la sonatine en sol rappellera des souvenirs à certains qui s’y sont essayé avec plus ou moins de succès ou de réussite … Il est à noter que, contrairement à l’ensemble des 32 sonates pour piano, ces petites sonates ne comptent que deux mouvements. Il en est de même pour la sonate pour 4 mains op.6 en ré majeur qui clôturera le programme. C’est la seule et unique sonate pour piano (ou clavecin) composée pour quatre mains par Beethoven, avec quelques Marches et Variations. Il n’affectionnait pas vraiment ce genre et le négligeait volontiers.
Deux morceaux de choix aussi dans ce programme avec les sonates n°2 et 12, dédiées pour la première à Joseph Haydn et pour la seconde au prince Lichnowsky, son mécène avant de devenir … son meilleur ennemi. Ne lui écrira-t-il pas : » Prince, ce que vous êtes, vous l’êtes par le hasard de la naissance. Ce que je suis, je le suis par moi-même. Des princes, il y en a et il y en aura encore des milliers. Il n’y a qu’un Beethoven ».
La 2ème sonate en la majeur, op.2 n°2 est à la fois secrète et passionnée, dotée d’un premier mouvement de type théâtral, avec un second mouvement lent aux allures de paradoxe et d’étrangeté. Le mouvement qui suit retrouve alors toute la vitalité mise en défaut lors du largo et propose un vrai thème de scherzo rayonnant de simplicité, cher au compositeur.
La 12ème sonate en la bémol majeur, op.26, dite « Marche funèbre » permet au compositeur de donner pour la première fois à un premier mouvement de sonate une forme de thème et variations. Mais le véritable centre dramatique de la sonate se situe dans la « marche funèbre », avec son poids harmonique, sa gravité et sa force dramatique, proche de celle de la Septième Symphonie et dont le final, dans sa brièveté, annonce singulièrement celui de la Sonate funèbre de Chopin.
C.D.
Récital de piano – Lara Liu et Patrick Hilliard – Dimanche 11 novembre 2018 à 17 h – Salle du Dolmen – Route de Thiviers – 24310 – Brantôme – Prix des places 12 et 10 € – Gratuité pour les moins de 15 ans. Renseignements : 05 53 05 29 62. amisdebrantome.fr
© Toute reproduction, même partielle, sera soumise à l’autorisation de l’auteur.
Pour sa douzième édition, le Prix littéraire de biographie historique Brantôme 2018 couronnera l’ouvrage d’Arlette Jouanna, Montaigne, paru chez Gallimard, dans la collection NRF Biographies. Ainsi en a décidé, à une large majorité, le jury réuni pour délibérer, à Brantôme, le 8 septembre dernier. Le choix fut difficile tant la qualité des ouvrages retenus par le comité de lecture et soumis au jury était digne d’intérêt : outre Montaigne d’Arlette Jouanna, avaient été retenus deux ouvrages, l’un de Serge Sanchez, (Gallimard), consacré à la vie du peintre Gustav Klimt, et l’autre de Geneviève Haroche-Bouzinac relatant La vie mouvementée d’Henriette Campan (Flammarion).
Le jury a tranché majoritairement pour Montaigne, sans doute parce que les maux de celui-ci ne nous sont pas étrangers. Plus de 400 ans après sa disparition, le gentilhomme périgourdin nous fascine encore par son actualité qu’Arlette Jouanna a su transcrire avec brio et simplicité, qui nous replonge dans son temps, au cœur du tumulte politique de la France du XVIe siècle. Un travail de recherche biographique difficile à mener tant les archives à son propos sont maigres. Un travail fondé sur un dialogue approfondi entre les Essais son Journal. Un travail enfin qui nous incite à relire l’œuvre de Montaigne et, – selon Arlette Jouanna -, à « entrer avec lui dans un échange fraternel« .
« On ne peut comprendre, écrit Arlette Jouanna, le destin singulier de cet homme d’exception sans mettre en miroir les différentes figures qui composent sa personnalité et le terroir historique dans lequel elles s’enracinent« .
Arlette Jouanna est professeur émérite d’histoire moderne à l’Université Paul Valéry de Montpellier. De surcroît, elle est spécialiste de l’histoire politique et sociale du XVIe siècle, en particulier de l’histoire de la noblesse. Elle nous fera l’honneur et le plaisir d’être parmi nous pour recevoir son Prix, le dimanche 7 octobre 2018, à 11 h, en l’abbaye de Brantôme, salle du Conseil. Suivront une séance de dédicaces de l’ouvrage et un apéritif amical.
L’après-midi, de 15 h à 17 h, toujours à l’abbaye de Brantôme, elle participera à une Table ronde, sous la présidence d’Anne-Marie Cocula, présidente du jury du Prix Brantôme, sur le thème : La biographie historique, un genre littéraire majeur ? en présence et avec la participation de Bernard Cottret, lauréat du Prix Brantôme 2013, ainsi que Monique Cottret, qui évoquera son dernier ouvrage consacré à Choiseul.
Que vous soyez passionnés d’histoire, ou lecteurs assidus d’ouvrages historiques et/ou littéraires, cette Table ronde vous permettra, en toute convivialité, de leur poser toutes les questions que vous souhaitez. Entrée libre.
Journée Prix littéraire à Brantôme – Dimanche 7 octobre 2018 – Abbaye – salle du Conseil – Entrée libre.
– 11 h, cérémonie de remise du Prix Brantôme 2018, en présence de l’auteur –
– de 15 h à 17 h – Table ronde : La biographie historique, un genre littéraire majeur?
C.D. © Toute reproduction, même partielle, sera soumise à autorisation de l’auteur.
Les vinyles font leur grand retour et l’engouement des Français pour les 45 Tours ne faiblit pas, au contraire, et cela malgré l’émergence des diffusions sur internet et la dématérialisation croissante de la musique. C’est une bonne nouvelle qui entretient l’imagination, rappelle des souvenirs, permet de mobiliser les collectionneurs… et inspire aussi des comédiens sur un thème fédérateur destiné à réunir tous les publics quand le café-théâtre s’en mêle. Il en est ainsi du spectacle Les 45 tours d’Églantine, tout à fait original et qui mêle avec humour chansons célèbres et théâtre.
Quand Églantine de La Broutille, professeur de philosophie, accompagnée de sa fidèle secrétaire, Germaine, vous emmènent dans un voyage musical particulièrement improbable, vous n’imaginez pas que vous allez parcourir presqu’un siècle de variétés qui commence dans les années 20, avec Joséphine Baker, pour se terminer dans les années 2000, avec … Stromae ! ! Elles vont en surprendre plus d’un par leurs facéties et leur humour. Une anthologie de la musique de variété qui va permettre à la chanteuse accompagnée de sa guitariste de réinterpréter de nombreux succès. À chaque décennie traversée, un nouveau personnage emblématique de son époque sera incarné pour le plus grand plaisir des spectateurs. Entre Marylin Monroe, Dalida et bien d’autres, il n’y aura que l’embarras du choix.
Mêlant ainsi humour, chanson, danse, comédie et transformisme, Les 45 tours d’Églantine constitue un spectacle propre à plaire à toutes les générations. De surcroît, les deux interprètes entraîneront le public dans un jeu interactif où il y aura la possibilité de remporter des 45 tours d’époque !
Une rétrospective heureuse, à consommer sans modération.
Les 45 tours d’Églantine – samedi 22 septembre 2018 à 21 h – Salle du Dolmen – Route de Thiviers à Brantôme (24310) – 12 et 10 € – Gratuité pour les moins de 15 ans –
C.D.
© Toute reproduction, même partielle, sera soumise à l’autorisation de l’auteur.
Pour la troisième fois consécutive, le groupe vocal Cyrillique de Saint-Petersbourg se produira à Brantôme, le mardi 21 août 2018, dans l’abbatiale Saint-Pierre de Brantôme à 20 h 30, et cela pour le plus grand plaisir de ceux qui les connaissent déjà et pour une découverte recommandée pour les autres tant les voix de cet ensemble a capella ne peuvent laisser les auditeurs indifférents.
Fondé par Alexander Minchenko en 2004, l’ensemble des solistes Cyrillique représente un sextuor composé de chanteurs d’opéra, tous promus du Conservatoire National de Saint Petersbourg. Ils ont, de par leur formation et leur vocation, une grande expérience des récitals dans les salles de concerts, et sur la scène d’opéra. Reçus très régulièrement en France, ils sont habitués des plus belles cathédrales, dont Chartres qui les accueille chaque année, ainsi que le Conservatoire Serge Rachmaninov de Paris.
Leur objectif est de porter à travers l’Europe la culture musicale russe, dans tous ses aspects musicaux. Avec un programme qui se partage entre musique religieuse orthodoxe et chants traditionnels, l’ensemble inclue dans son répertoire les meilleures œuvres de musique sacrée russe ainsi que des arrangements originaux de mélodies et chants populaires faisant partie du patrimoine folklorique.
Constitué de solistes, le groupe peut ainsi interpréter des soli de soprano, de mezzo-soprano, de ténor et de basse accompagnés du chœur du groupe. Depuis sa création, l’ensemble a été lauréat du concours de Russie « Le Printemps de la Mélodie » et est devenu lauréat du Concours international « Le Monde chantant »en obtenant le 1er Prix ainsi que le prix pour la meilleure exécution des œuvres sacrées.
De tout temps, la musique a forgé la pensée des Russes : une musique complexe, douloureuse parfois, et touchant aux représentations de toujours. Une musique qui a d’autant plus d’acuité que ce pays-empire aux multiples nations, aux espaces infinis et à l’histoire chaotique se caractérise par une grande diversité de productions vocales polyphoniques notamment.
Ensemble Cyrillique de Saint-Petersbourg – Mardi 21 août 2018 – 20 h 30 – Abbatiale Saint-Pierre de Brantôme – Libre participation –
C.D.
© Toute reproduction, même partielle, sera soumise à l’autorisation de l’auteur.
Un ensemble de huit jeunes solistes, tous gagnants de concours internationaux, bien connus en Allemagne grâce à leur professionnalisme et à la haute qualité de leur jeu. Tel est, décrit par la presse unanime, l’ensemble Les Virtuoses de chambre de Cologne. Il se produit régulièrement en Europe, l’ensemble jouissant désormais d’une renommée internationale grâce à un large répertoire de musique classique autant que populaire. Passant des solos virtuoses à des œuvres pour orchestre de chambre, incluant parfois des arrangements originaux, la valeur de l’ensemble résulte de cette rencontre unique entre un niveau musical très élevé et une créativité remarquable, une combinaison exceptionnelle dans la mise en scène de la musique classique. La perfection technique et la haute sensibilité avec laquelle les membres de l’ensemble interprètent les œuvres choisies témoignent d’un grand sens musical et prêtent à l’interprétation une dimension originale et rare.
Les Virtuoses de chambre de Cologne seront à Brantôme, le lundi 13 août 2018, où ils donneront un concert en l’abbatiale Saint-Pierre, sous l’égide de la Société des Amis de Brantôme, à 20 h 30. Un panel des plus belles œuvres classiques nous permettront d’écouter un extrait (l’Été) des Quatre Saisons de Vivaldi (1676-1741), ainsi que le double concerto pour violon en ré mineur BWV 1043 de Bach (1685-1750). Puis une illustration de la musique russe, avec Rachmaninov (1873-1943) et sa Vocalise op.34, ainsi que quelques romances. Paganini (1782-1840) sera bien présent avec ses célèbres variations pour cordes, sur deux thèmes : l’opéra Moïse en Égypte et Le carnaval de Venise. Se succéderont aussi Liszt(1811- 1886) et sa Rhapsodie hongroise n° 2, Mendelssohn (1809-1847) dans un extrait du Songe d’une nuit d’été, Fauré (1845-1924) et sa célèbre Pavane op.50 et enfin Sarasate (1844-1908) et ses Airs bohémiens op.20. Et, pourquoi pas, quelques surprises ?
Gageons qu’ils vont nous surprendre, qu’ils vont nous enchanter, avec des mélodies qu’ils feront briller sous de belles couleurs d’été … à l’ombre d’un clocher accueillant.
Les Virtuoses de chambre de Cologne – Lundi 13 août 2018 – 20 h 30 – Abbatiale Saint-Pierre de Brantôme – Billetterie Librairie Lanard, 58 rue Gambetta – 24310 – Brantôme en Périgord – Tél : 05 53 05 34 82 – ou sur place le soir du concert – Tarif en prévente : 22 € – sur place une heure avant le concert : 26 € – Tarif étudiants le soir du concert : 15 €.
C.D.
© Toute reproduction même partielle sera soumise à l’autorisation de l’auteur.
Le programme que nous propose l’ensemble Viva Voce ce mercredi 18 juillet 2018 en l’abbatiale saint Pierre de Brantôme présente l’originalité de nous mener dans l’univers musical européen au moment où l’Italie, au XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle se trouve au cœur de l’évolution de la musique et influence aussi celle des autres pays. Nous serons pour une soirée à la frontière de l’histoire musicale entre baroque et classicisme. Il faut se souvenir qu’au début de la Renaissance, les compositeurs qui faisaient autorité étaient des hommes du Nord, et particulièrement des Flamands. Nombre d’entre eux émigrèrent en Italie où leur expérience en matière de polyphonie stimula la production musicale locale. Pour l’Espagne, il est important de noter aussi que la musique espagnole de la Renaissance n’est pas, comme l’ont voulu plusieurs historiens, une simple branche de la polyphonie flamande, car l’Espagne a pratiqué la polyphonie en même temps que la France. Et l’Espagne, après l’Italie et la France, a connu sous la Renaissance la vie musicale la plus active.
Le choix des œuvres qui seront interprétées est par ailleurs judicieusement élaboré par le lien fort qui unit, à l’époque, l’espagnol Antonio Soler au napolitain Domenico Scarlatti, le plaçant pour la postérité directement dans le sillage et la tradition du maître italien. De même que le choix de Claudio Monteverdi reflète bien combien ce compositeur se situe à la charnière de la Renaissance et de la musique baroque. En effet, au cours de sa longue vie, il a produit des pièces appartenant aussi bien au style ancien qu’au nouveau et a apporté de nombreux changements au style de son époque. N’est-il pas déjà considéré, avec son Orfeo, composé pour le Carnaval de Venise, comme l’un des créateurs de l’Opéra ?
Un programme musical consacré au contre point et à la polyphonie certes, mais doublé d’un parcours intéressant au plan de l’histoire de la musique, avec quelques pépites rares :
– l’italien Francesco Durante, considéré au XIXe siècle comme le chef de l’école musicale moderne, qui toucha à tous les genres de musique, laissa une œuvre extrêmement abondante, forma parmi ses élèves Pergolèse, et mourut, semble t-il, d’une indigestion de melons. Bien entendu, Brantôme et ses melons de Richemont n’était pas coupable !
– la nonne bénédictine italienne, Caterina Assandra, organiste célèbre, qui composa des œuvres très traditionnelles autant que plus innovantes, comme le Duo Seraphim que nous écouterons lors de ce concert.
– Puis en Espagne, les deux compositeurs Tomàs Milans y Godayol et Francisco Valls, contemporains l’un de l’autre, et également maîtres de chapelle de la cathédrale de Gérone. La musique du premier assurera la transition entre le langage polyphonique du XVIIe siècle et le chant soliste du suivant. Le second fut un des grands représentants de la musique baroque catalane. Il est à noter que l’apogée de la période baroque, au début du XVIIIe siècle, fut marquée en Catalogne par une période de guerres et de soulèvements mais aussi par la création d’une cour royale à Barcelone.
– Enfin, Diego Ortiz, qui les a précédés de plus d’un siècle, est un compositeur espagnol né à Tolède. Les quelques informations que l’on possède à son propos nous indique qu’il vécut à Naples où il devint musicien au service du duc d’Albe. Il est l’un des premiers auteurs de recueils de partitions basées sur des variations instrumentales.
Escale musicale en Espagne et en Italie – Ensemble vocal et instrumental Viva Voce – direction musicale Josette Lespinasse – Abbatiale Saint Pierre de Brantôme – Mercredi 18 juillet 2018 – 21 h – Renseignements et réservations au 06 86 99 41 36 – Entrée 12 € – Tarif réduit 10 € – Gratuité pour les enfants –
C.D.
© Toute reproduction même partielle sera soumise à l’autorisation de l’auteur.


