Pour cette dernière manifestation de l’année, c’est à un riche récital de piano que nous convient Lara Liu et Patricia Montero, complices d’une soirée, qui nous feront partager leur univers musical. Elles ont choisi un large programme allant de Bach à Debussy mais nous proposeront aussi une halte romantique avec Schubert, qui, en désertant l’affiche, a décidé de créer la surprise !
Toutes deux pianistes au talent reconnu au plan international, Lara Liu nous livrera, dans une première partie, un aperçu du livre 1 du Clavecin bien tempéré que Bach a achevé en 1722, mais qu’il remaniera jusqu’à sa mort en 1750. Constitué de préludes et fugues, Bach les a composés « pour la pratique et le profit des jeunes musiciens désireux de s’instruire et pour la jouissance de ceux qui sont déjà rompus à cet art ».
Les 4 préludes de Claude Debussy qui suivront sont extraits du premier Livre composé entre 1909 et 1910. Considérés comme un « sommet de la musique impressionniste », ils doivent être regardés non comme une peinture descriptive mais comme une invitation au voyage et à la rêverie. Le compositeur n’hésitait d’ailleurs pas à dire à leur propos : « Quand on n’a pas les moyens de se payer des voyages, il faut suppléer par l’imagination ».
La seconde partie du programme permettra à Patricia Montero de nous emmener avec elle dans ce qui constitue l’un des axes essentiels de son répertoire : l’intégrale des sonates de Schubert. Et c’est une belle originalité que ce choix de la sonate n° 8, composée en 1817, jamais achevée puisqu’elle ne comporte qu’un mouvement, et sera publiée bien longtemps après la mort du compositeur.
Enfin, issues de la période de création tardive du musicien, les six pièces constituant l’Op.94 des Moments musicaux constituent à elles seules un condensé d’esprit schubertien au sens mélodique et au lyrisme maîtrisé. Elles ne seront publiées qu’en 1828, l’année de la mort du compositeur.
Récital de piano – Lara Liu et Patricia Montero – Dimanche 22 novembre 2015 à 17 h – Brantôme – Salle du Dolmen (par la route de Thiviers). Entrées 12 et 10 € – Gratuité pour les moins de 15 ans.
C.D.
@Reproduction interdite sur tout support sans autorisation de l’auteur.
Toute la presse locale s’en est fait l’écho ; il n’y a plus de mystère : Pour sa 9ème édition, le Prix littéraire Brantôme 2015 sera décerné à Gérard Bonal, grand spécialiste de l’écrivain Colette, dont la biographie Colette parue aux éditions Perrin a largement séduit les membres du jury autant que les lecteurs. Sous la présidence d’Anne-Marie Cocula, la cérémonie de remise du prix se déroulera en l’abbaye de Brantôme le samedi 7 novembre 2015, à 11 heures, en présence de l’auteur, qui expliquera sa passion pour cette romancière hors du commun, qui demeure encore aujourd’hui l’un des écrivains préférés des français, entre Stendhal et Flaubert.
Pour Colette l’affranchie, pour Colette l’insoumise, Gérard Bonal exhume, documents inédits à l’appui, le parcours de toute une vie. Il le fait avec amour, avec passion, en parcourant la province de la fin du XIXème siècle, la Belle Époque, la Première Guerre mondiale, l’Occupation… en remettant simultanément bien des choses à leur vraie place à son propos, et c’est tout l’intérêt de l’ouvrage.
À l’heure où la maison de Colette, à Saint-Sauveur en Puisaye, restaurée et réhabilitée, est en passe d’ouvrir ses portes au public, ce Prix littéraire arrive à point nommé pour rappeler que celle qui disait « Le monde m’est nouveau à mon réveil chaque matin et je ne cesserai d’éclore que pour cesser de vivre », reste l’une des plus grandes romancières de son temps, laissant derrière elle une bien attachante œuvre littéraire.
Cérémonie de remise du Prix littéraire Brantôme 2015 à Gérard Bonal – samedi 7 novembre 2015 – 11 h – Abbaye de Brantôme – Salle du Conseil – Entrée libre –
C.D.
Reproduction interdite sur tout support sans autorisation de l’auteur.
La troisième édition du festival L’Histoire se livre se tiendra le samedi 10 octobre 2015, de 11 h à 18 h, à la Salle d’animation du Dolmen , à Brantôme sur le thème « Littérature et mémoire ».
En cette période de commémorations du centenaire de la Grande Guerre (1914-1918), un peu partout en France, il nous a semblé opportun de nous y associer, et nous avons choisi de le faire autour des écrivains et hommes de lettres qui, massivement mobilisés ou engagés volontaires, ont cherché à exercer leurs métiers et à poursuivre leur œuvre, malgré tout. Parce que la Grande Guerre a nourri la littérature durant un siècle, parce qu’encore aujourd’hui, elle inspire les écrivains.
Il s’agira de littérature au sens large : des écrivains contemporains de la Grande Guerre, connus et moins connus, aux carnets de route et journaux de guerre de soldats anonymes, de correspondances familiales …
En partenariat avec le Musée militaire des Gloires et Souvenirs du Périgord, le programme se déclinera ainsi :
• Une exposition d’objets, armes, livres (ouvrages littéraires et historiques), costumes, correspondances, souvenirs familiaux, photos, liés à cette période de notre histoire,
• Une rétrospective des grands auteurs de notre littérature qui ont écrit en qualité de témoins et souvent d’acteurs des événements.
• À 15 h ,une lecture-conférence présentée par Frédéric Chémery et Sonia Breux-Pouxviel, autour d’une correspondance singulière, celle des grands-parents de Frédéric Chémery, quelques 800 lettres échangées entre 1914 et 1919 et retrouvées par l’auteur, dont il a tiré un ouvrage émouvant : Alphonse et Marguerite, une histoire d’amour dans la tourmente de la Grande Guerre. Cette lecture à deux voix sera précédée d’une brève présentation de l’ouvrage, suivie d’un échange avec le public et de dédicaces.
• Un intermède de chants de l’époque (traditionnels et classiques).
• de 16 h à 17 h, signature et dédicace par Christophe Dutrône de son ouvrage Notre baptême du feu. Autour de témoignages poignants, illustrés de photos inédites sur le début du conflit, cet ouvrage est le seul livre consacré aux quatre premiers mois de la guerre.
Une journée rétrospective riche d’informations – Samedi 10 octobre 2015 de 11 h à 18 h – Salle d’animation du Dolmen (route de Thiviers) à Brantôme – Entrée libre -Renseignements : 05 53 05 29 62 – 06 15 93 78 88
C.D.
Reproduction interdite sur tout support (internet ou autre) sans autorisation de l’auteur.

Comédie en un acte et en prose de Marivaux, écrite en 1741 pour le Théâtre italien, la Commère ne fut curieusement jamais représentée du vivant de l’auteur. L’histoire de cette pièce de théâtre est pour le moins étrange : adaptée par Marivaux selon la trame de la seconde partie de son roman inachevé Le Paysan parvenu, le manuscrit fut longtemps considéré comme perdu. Retrouvé en 1965 par la bibliothécaire-archiviste de la Comédie Française, la pièce fut créée par la troupe en 1967 et reprise depuis pour le plus grand plaisir des comédiens et des spectateurs qui y retrouvent, deux siècles et demi plus tard, le miroir d’une société bien proche de la nôtre où le sexe et l’argent mènent le jeu, entre l’être et le paraître. La prétention bourgeoise et respectable est ici au cœur de l’intrigue, avec ses doutes et ses craintes, dans une pièce qui n’a pas pris une ride.
C’est une pièce rare, à la frontière entre le futur drame bourgeois du XVIIIe siècle et le « théâtre de boulevard » du XXe siècle. L’on y rit beaucoup, mais l’on y réfléchit aussi au travers d’une description des caractères des personnages de l’histoire, où quiproquos et situations absurdes se succèdent allègrement.
C’est la Compagnie « Les enfants de la Comédie », autour de son metteur en scène Karin Catala, qui va nous livrer sa vision du marivaudage selon Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux. Il vous y sera proposé de faire connaissance avec la fougueuse Melle Agathe, le volage M. Rémi, l’irrésistible M. de La Vallée, l’ambigu M. Thibault, le perfide Neveu, la délicieuse Javotte, l’amoureuse Melle Habert, l’incorruptible notaire autour, bien entendu, de l’ incontournable Mme Alain, la commère incapable de tenir sa langue !
La Compagnie EDLC, créée en 2008, réunit de jeunes comédiens issus de différentes formations, dont celle de l’école du même nom, créée en 2001 au Théâtre de Sèvres. Elle permet à de nombreux enfants, adolescents et jeunes comédiens d’acquérir une solide formation dans les arts de la scène et de les impliquer dans la vie de la cité, les préparant également aux concours nationaux. Parmi ces jeunes talents, certains ont déjà été remarqués aux Césars et au Molière. Après Mac Beth de Ionesco (en 2008), donné au Théâtre de Sèvres, au Carré Bellefeuille à Boulogne-Billancourt, puis au festival d’Aurillac en 2009, la Compagnie s’est concentrée sur Le mariage forcé de Molière qui tournera deux années de suite avec succès au festival d’Avignon. En 2012, la troupe se confronte au théâtre de Marivaux, avec La Commère et La Dispute. Forte de son expérience et de sa passion pour le théâtre et la langue française, la troupe a encore bien d’autres projets dans ses valises.
C.D.
La Commère de Marivaux – Samedi 26 septembre 2015 à 21 h – Salle du Dolmen à Brantôme (par la route de Thiviers) – Tarifs 15 et 12 € – Renseignements et réservations : 06 86 99 41 36
Reproduction interdite sur tout support (internet ou autre) sans autorisation de l’auteur.
Chaque année, depuis 2007, au cours de la première semaine de septembre, l’association Bourdeilles et ses amis organise une manifestation la Fête du Site Majeur Brantôme-Bourdeilles. Lors de la commémoration des 400 ans de la mort de Brantôme, la Société des Amis de Brantôme et Bourdeilles et ses amis avaient uni leurs efforts pour la réussite de l’événement. Cette année 2015 verra une nouvelle fois une collaboration commune entre nos deux associations, pour conserver à la Fête du Site Majeur Brantôme-Bourdeilles son caractère historique liant nos deux cités. Et nous célébrerons ensemble les 500 ans de la bataille de Marignan.
C’est donc une belle journée qui nous attend le samedi 5 septembre 2015, à Brantôme le matin et à Bourdeilles l’après-midi, avec un programme d’une grande richesse, assorti d’un déjeuner.
En voici le programme :
À 10 h 30, en l’abbaye de Brantôme (salle du conseil, au premier étage), conférence prononcée par Frédérique Costantini, maître de conférences en histoire de l’art du Moyen-Âge à l’université de Bordeaux. Elle nous fera part de ses recherches menées à la Chaise-Dieu, abbaye dont dépendait celle de Brantôme. Nous y découvrirons que bien des aspects de la vie de cette abbaye s’éclairent à la lumière des actes passés entre les deux centres religieux. Un apéritif clôturera la séance, offert par Madame le Maire de Brantôme.
Vers 12 h 30, dans la salle des fêtes de Bourdeilles, déjeuner de grande qualité avec accompagnement de musique Renaissance.
Vers 15 h, visite du château Renaissance de Bourdeilles. Elle sera commentée par Jérôme Mathet, responsable du château à la Semitour, agrémentée de quelques chants d’époque dans les salles visitées.
À 16 h 30, dans la grande salle d’armes de la forteresse médiévale du château de Bourdeilles, spectacle musical intitulé « Bataille de Marignan :on n’a pas tous les jours 500 ans » sur un texte de Michèle Lhopiteau-Dorfeuille, faisant revivre l’époque de François Ier, accompagné de chants interprétés par le Quatuor vocal Le Plisson.
La journée se terminera par un vin d’honneur offert par Monsieur le Maire de Bourdeilles.
Renseignements pratiques :
Inscriptions au repas de midi : auprès de M. Grand à Fonseigner – 24310 – Bourdeilles, avec un chèque de 25 € par personne, à l’ordre de « Bourdeilles et ses amis » ou par téléphone au 05 53 03 73 23.
Hormis le repas, la participation aux frais pour la journée sera de 15 € forfaitaire par personne. Il est recommandé de s’inscrire, comme indiqué ci-dessus.
Pour ceux qui ne viendraient qu’au spectacle de l’après-midi, la participation sera réduite à 10 € par personne et gratuite pour les moins de 15 ans. Il est impératif de se faire enregistrer au préalable, comme indiqué ci-dessus.
Enfin, pour souligner le caractère commun de nos deux cités, un livre Liens historiques Brantôme- Bourdeilles sera remis aux souscripteurs et présenté à la vente pour les autres, le 5 septembre 2015, pour le prix de 18 €. Il reprend l’ensemble des conférences données dans les mois précédents.
En l’an 2000, quatre jeunes musiciens passionnés par le Tango Nuevo d’Astor Piazzolla, se rencontrent pour former bientôt le Quatuor Caliente. Ce groupe composé d’un bandonéoniste, d’un violoniste, d’un pianiste et d’un contrebassiste, donne très vite des concerts en France et à l’étranger. Et c’est le succès, puisqu’en 2004, le groupe remporte le concours international « Piazzolla Music Award » à Milan, et enregistre un premier album « Libertango » qui sera suivi, en 2007, d’un deuxième disque avec la chanteuse argentine Debora Russ.
Mais qu’est-ce au juste que le Tango Nuevo ? Issu du tango traditionnel, cette forme musicale se caractérise par une richesse d’écriture héritée de la musique classique associée à la liberté d’expression inspirée du jazz.
Cette musique, très évocatrice, parvient à conjuguer toute la dualité si représentative du peuple argentin entre force et fragilité, entre colère et amour. Emblème de ce genre nouveau, la musique de Piazzolla enflamme, réveille les passions, bouleverse avec ses rythmes obsédants et ses thèmes enivrants.
Les musiciens du Quatuor Caliente, désireux de faire vivre le tango de notre temps, vont élargir progressivement leur répertoire pour le plus grand plaisir des amateurs. Ainsi, celui-ci comprend désormais des pièces d’Horacio Salgan, Jan José Mosalini, Pablo Ziegler, Laurent Colombani et Gustavo Beytelmann.
La Presse ne s’y est pas trompé qui constate que « Les jeunes musiciens du Quatuor Caliente prouvent que la musique de Piazzolla trouve des résonnances bien au-delà des cercles restreints des amateurs de tango. Leur fougue est communicative […] Tous ensemble, ils sonnent merveilleusement » (Le Monde de la Musique).
On peut les entendre régulièrement sur les ondes de Radio Classique, France Musique et France Inter, et on a pu les voir à plusieurs reprises sur la chaîne Mezzo. C‘est dire la qualité de leur travail particulièrement apprécié des connaisseurs.
Ils seront en concert à Brantôme le lundi 10 août 2015, à 21 h, à la Salle du Dolmen (Route de Thiviers).Entrée 12 et 10 € – Gratuité pour les moins de 15 ans – Renseignements : 06 86 99 41 36.
À quelques jours de l’ouverture des Festivals d’été de jazz, le Trio de Jazz Denis Gauthier nous invite à un moment de pleine liberté musicale, ce jeudi 18 juin 2015, à 21 h, à la Salle du Dolmen de Brantôme. Un avant-goût en quelque sorte, un prélude aussi pour les amateurs.
Ce Trio, créé en 2014, se retrouve pour « un projet essentiellement de compositions personnelles d’inspirations variées, multiculturelles », et pour revisiter les compositions des grands jazzmen tels que Keith Jarret, Charlie Haden, Chick Coréa, Miles Davis, Sonny Rollins …
Un beau programme, sans programme réel, au gré des envies du moment, des humeurs aussi, et bien entendu de l’indispensable et nécessaire accueil du public !
À noter que la formule sans batterie créera une ambiance intime et très acoustique qui rendra chaque musicien porteur de son environnement rythmique.
Aux saxophones ténor et soprano, Denis Gauthier, musicien éclectique, autodidacte jusqu’à 19 ans. Il collectionnera ensuite les prix de Conservatoires de Limoges et de Bordeaux. Il est professeur diplômé en classique et en jazz au Conservatoire à rayonnement départemental de Dordogne. Une passion pour l’interprétation lui a permis de développer un travail autour de la musique de jazz et de l’improvisation qui en est la suite logique et naturelle. On le retrouve ainsi en quatuor de saxophones à Bordeaux, en duo avec piano ou encore en soliste avec orchestre, que ce soit en petite ou grande formation. il est par ailleurs membre du quatuor Aval’anches.
À la contrebasse et à la guitare basse, Dominique Benete, d’abord autodidacte, puis médaille d’or du Conservatoire de Limoges, il enseigne ces deux instruments aux Écoles de Musique de Brive et Tulle. Il occupera pendant plusieurs années le poste de contrebasse solo du Grand Théâtre de Limoges et de l’Orchestre symphonique régional du Limousin. Il se consacre depuis 2001 au jazz et aux musiques improvisées et forme avec Bernard Combi un duo chant/contrebasse.
Aux piano et synthé, Florent Lapeyre. Après des études aux Conservatoires de Toulouse et de Montauban, parallèlement à des études de musicologie, il se spécialise dans le piano jazz et obtient un DEM en piano jazz au Conservatoire de Brive. Il participe, en 2013, aux Cabarets équestres de Pompadour et joue dans divers groupes de jazz en petite ou grande formation.
Le Trio Denis Gauthier en concert à la Salle du Dolmen à Brantôme (Route de Thiviers) – le jeudi 18 juin 2015 à 21 h – Entrées 12 et 10 € – Gratuité pour les moins de 15 ans.
S’il est vrai que la valeur n’attend pas le nombre des années, trois des Jeunes Pousses du Conservatoire à rayonnement départemental nous le démontreront une fois encore le 6 mai prochain, avec un récital de piano particulièrement riche consacré à Bach, Beethoven, Schumann, Chopin, Debussy, Rachmaninov, Prokofiev et à deux compositeurs très contemporains : Luciano Berio (1925 – 2003) et David Lampel né en 1959, réputé pour ses travaux expérimentaux et son travail de pionnier dans la musique.
Ces jeunes solistes, dont le travail musical est promis à un bel avenir, méritent d’être écoutés par des oreilles averties ou non ; ils méritent aussi d’être applaudis et encouragés tant le programme qu’ils nous présentent revêt une haute technicité et témoigne pour chacun d’un niveau d’études élevé.
Un récital original et unique qui brossera en l’espace d’une soirée une grande partie de l’histoire de la musique, autour de César Pigeard de Gurbert dans l’un des nocturnes les plus connus de Chopin, Laura Gauthier dans le prélude et fugue en sol mineur de Bach ou encore Loni Mahé qui prendra le risque d’interpréter l’une des dernières sonates d’un Beethoven au crépuscule de sa vie. Peu d’oeuvres laissent une impression aussi forte dans un temps aussi court que cette sonate ciselée à l’or fin…
Le récital aura lieu à la Salle du Dolmen de Brantôme (route de Thiviers), le mercredi 6 mai 2015 à 20 h 30. Entrées 12 et 10 € – gratuité pour les moins de 15 ans.
De Vive Voix rendra un hommage appuyé à Robert Schumann les samedi 11 et dimanche 12 avril 2015 à Brantôme, avec un programme musical entièrement consacré aux lieder chers au compositeur.
Forme musicale typiquement allemande, le lied est constitué en principe d’un poème germanique chanté par une voix accompagné le plus souvent au piano ou un ensemble d’instruments. Les autres compositeurs les plus célèbres de cette forme musicale sont Schubert, Brahms, Malher, Wolf et Richard Strauss.
Il est incontestable que les lieder de Schubert sont une production unique, tant en quantité qu’en qualité. C’est avec lui que le lied trouve sa forme la plus achevée. En une quinzaine d’années seulement, Franz schubert (1797-1828) a écrit quelque 625 lieder pour voix et piano. Il a véritablement créé le lied romantique allemand et lui a donné ses plus hauts chefs-d’oeuvre. Tous les musiciens qui vont le suivre vont se définir par rapport à lui à commencer par Robert Schumann (1810-1856) qui, en quelque sorte, le complète et achève d’explorer toutes les potentialités du lied.
La production de lieder de Schumann compte 250 morceaux, la plupart réunis en recueils et même en cycles. Mais alors que les lieder accompagnent toute la vie créatrice de Schubert, ils n’apparaissent chez Schumann qu’en deux formidables vagues : 130 environ pour la seule année 1840, plus de 100 pour les années 1849 à 1852. C’est à eux que sera dédié le concert du dimanche 12 avril à 17 h. Il sera précédé d’une conférence, à 15 h, de Claire Poupelin (1) intitulée Le lied romantique dans tous ses états.
(1) Après des études musicales aux conservatoires d’Alger et de Paris, où elle obtient un 1er prix de chant et une 1er prix d’opéra, Claire Poupelin mène de front à la fois l’interprétation comme soliste dans des concerts donnés en France et en Europe, l’enseignement pour lequel elle acquiert un diplôme de technique vocale, des compétences dans le domaine de la physiologie de l’appareil vocal, et la direction de choeur avec une formation auprès de Michel Piquemal et Phillipe Caillard.
Déroulé du programme des samedi 11 et dimanche 12 avril 2015, Salle du Dolmen – Route de Thiviers – à Brantôme :
– samedi 11 avril à partir de 14 h et dimanche 12 avril à partir de 10 h : Classe de Maître sous la conduite de Claire Poupelin -Travail sur les oeuvres de Schumann – Ouvert au public –
– dimanche 12 avril à 15 h : Conférence de Claire Poupelin
– dimanche 12 avril à 17 h : Concert De Vive Voix Les lieder de Robert Schumann – Entrée 10 € – Piano : Marie- Elisabeth Noyer, Direction artistique : Josette Lespinasse.
Après avoir repris les thèmes traditionnels de la Commedia dell’arte, Adriano Banchieri (1568 – 1634), religieux atypique originaire de Bologne, s’éloigna de cette inspiration. Esprit curieux, il s’imposa comme un musicien novateur, un madrigaliste hors pair pour figurer enfin parmi les grands compositeurs italiens de son temps avec Monteverdi et Frescobaldi.
Sur le thème du voyage, sa Barca di Venetia per Padova (1605), comédie madrigalesque, raconte le trajet de Venise à Padoue d’un groupe de passagers sur le burchiello, cette barque universellement connue en Europe pendant des siècles. Dans ce lieu clos, des liens vont se tisser, où alterneront des scènes comiques, légères, sentimentales ou graves. Des rencontres surviendront entre des personnages pittoresques et émouvants, où tout est possible pendant le temps d’un voyage. À la fin de la traversée, tout s’estompera ; les personnages se sépareront, le charme des rencontres s’évanouira et chacun retrouvera son quotidien…
L’ensemble vocal et instrumental Viva Voce nous avait déjà mis en appétit en juillet dernier, avec une version courte de l’oeuvre. Le dimanche 22 mars 2015 à 17 h, à la Salle du Dolmen de Brantôme, avec le soutien des Amis de Brantôme, c’est la version longue qui vous est proposée, pour vous amuser, vous divertir et vous faire partager l’authentique talent de dramaturge de Banchieri. La modernité de l’argument, les caractères des personnages, le thème du voyage, tout concourt à faire de la Barca une oeuvre exceptionnelle ouvrant la voie de l’opéra moderne.
« Je fus ravi d’apprendre l’existence d’un service régulier de bateaux pontés entre Padoue et Venise… À Dolo, station qui se trouve à moitié chemin, je formai une petite société avec deux abbés, un officier et une jolie Vénitienne très vive et très spirituelle et nous dînâmes fort gaiement ensemble ». Arthur Young ( 1787)
La barca di Venetia per Padova d’Adriano Banchieri – Dimanche 22 mars 2015 à 17 h – Salle du Dolmen – Brantôme – adultes 12 € – tarif réduit 8 € – gratuité pour les enfants. Spectacle tout public.

