
Sous l’égide de la municipalité de Brantôme, un concert consacré à la musique de Haydn autour de ses trios pour flûte, violon et violoncelle, se tiendra en plein air le samedi 8 août 2020 à 20 h 30. Sur instruments d’époque, nous découvrirons la vision du compositeur sur la musique instrumentale pour laquelle il laissait habituellement libre cours à sa fantaisie, disait-il.
Les trios pour flûte, violon et violoncelle de Joseph Haydn relèvent du genre musical divertimento qui joua un rôle prépondérant dans la vie musicale pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle. Ces oeuvres à caractère divertissant répondaient en effet aux souhaits musicaux de la bourgeoisie selon les circonstances.
Ce sont donc l’imagination, l’humour et le charme qui nous accompagneront dans une sélection de compositions simples et enjouées propre à animer une belle soirée d’été. La qualité sera aussi au rendez-vous puisque ce programme réunira trois amis, solistes internationaux : Jocelyn Daubigney (flûte traversière), Yuki Koike (violon baroque) et Julian Hainsworth (violoncelle baroque), tous diplômés de conservatoires et solistes au sein de grands ensembles orchestraux.
Une soirée réjouissante qui se renouvellera le dimanche 9 août 2020 à 18 h, en l’église d’Eyvirat.
La Société des Amis de Brantôme est heureuse de s’associer à cet événement.
Brantôme, place d’Albret, devant l’Office de Tourisme – samedi 8 aôut 2020 – 20 h 30 – Entrée libre –
Eyvirat – Eglise Saint Pierre ès Liens – dimanche 9 août 2020 – 18 h – suivi d’un apéritif dînatoire (exclusivement sur réservation auprès du Comité des Fêtes d’Eyvirat).
C.D. @Reproduction même partielle soumise à autorisation de l’auteur.

Juliette Drouet , la magnifique.
Patrick Tudoret aura mis près de trente ans à déclarer publiquement sa flamme à Juliette Drouet. Et il le fait avec une maîtrise bouleversante. Son regard bleu de mer s’illumine quand il s’arrête quelques instants sur le bandeau parant la couverture de sa Juliette, belle reproduction d’une peinture du visage de celle qui partagea discrètement la vie de Victor Hugo, par Charles-Emile Champmartin, peintre romantico-orientaliste de l’époque.
Docu-fiction, journal ou mémoire autobiographique ? Qu’importe, l’auteur préfère parler de roman où toute ressemblance avec des personnages ayant existé est bien réelle, charpentée par ses recherches d’archives parmi les vingt mille lettres et messages que Juliette Drouet adressa presque quotidiennement à Victor Hugo pendant un demi siècle d’amour partagé.
L’originalité de l’oeuvre réside dans une réussite littéraire : celle de l’écrivain qui épouse tellement la pensée de son héroïne qu’il s’efface à son profit, et lui confie sa plume. Elle laissera alors libre cours à une histoire d’amour qui, – bien éloignée du cliché de la vestale préposée au culte du grand homme, – apporte le frisson palpitant attendu par tout lecteur de roman.
Entre agitations politiques, exils renouvelés, drames et tragédies familiales, infidélités de l’un et indulgences de l’une, « Mademoiselle Juliette », petite actrice de théâtre reconnue par la suite, va trouver, dans cet amour qui la lie à Victor Hugo, la mesure entre effacement et influence. Elle va tenir sa juste place. En lissant les tensions familiales, en accompagnant les travaux d’écriture de son Toto, Juju gagnera finalement la place de première dame dans la vie du chef de file du romantisme français. Et en pleine lumière.
De l’homme qu’elle n’a cessé d’aimer et chérir, elle aura connu tous les secrets, les ombres et les vérités, créant de toute pièce ce couple légendaire de deux destins hors normes qui triompha de toutes les épreuves.
Avec cet ouvrage atypique et enlevé, vision renouvelée de son égérie à plus d’un siècle d’écart, Patrick Tudoret fait renaître celle qui se disait être née une deuxième fois, à 26 ans, lors de sa première nuit avec Victor Hugo. Portrait d’une femme ardente, qui resta fidèle à ses convictions et à ses ambitions, dont le destin exceptionnel résonne avec l’histoire du XIXe siècle, autant qu’il touche à la modernité tant Juliette sut affronter avec brio la notion très actuelle de « famille recomposée ».
En ces temps tourmentés où l’hystérie néo-féministe joue un rôle de premier plan, ce livre réjouissant est une leçon de vie. Il est la preuve éclatante que le véritable amour existe à jamais.
Catherine Distinguin. www.culturemag.fr
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Conférence-Débat et dédicaces de l’auteur en l’Abbaye de Brantôme, salle du Conseil, le samedi 14 mars 2020 à 15 h – Entrée libre –
C’est à juste titre, semble-t-il, que les historiens du romantisme musical nomment en tout premier lieu Beethoven, suivi de Weber et Schubert. Grâce à la pianiste Lara Liu qui poursuit son cycle de sonates consacré à Beethoven et à la complicité du violoncelliste Jacques Nicolas, l’ultime concert de la saison 2019 de la Société des Amis de Brantôme sera le reflet très précis et imagé de ce romantisme dont Beethoven nous a laissé des traces tangibles tout au long de sa vie.
Le choix du programme proposé n’est pas innocent. La sonate n°3 op.2 en ut majeur est probablement l’une des plus virtuoses écrites par Beethoven. Composée en 1794, et riche de quatre mouvements, elle présente un scherzo très original, qui remplace exceptionnellement le traditionnel menuet classique utilisé jusqu’alors dans la forme sonate. Beethoven dédiera cette oeuvre magistrale à son maître Joseph Haydn, comme un signe d’amitié profonde et de reconnaissance.
Le duo piano et violoncelle qui suit sous la forme de la troisième des cinq sonates du compositeur pour ces deux instruments, constitue, d’après les musicologues, le sommet de la musique de Chambre du compositeur. Cette sonate lumineuse fut écrite à l’époque qui vit la naissance de l’Ouverture de Coriolan ou de la Symphonie pastorale. Elle est remarquable par son caractère mélodique qui domine tous les mouvements.
Enfin, c’est toute la sensibilité et l’impétuosité de Beethoven qui seront illustrées par la sonate n° 2 op.27 dont le premier des trois mouvements – Adagio sostenuto – est connu et reconnu de tous les publics, parfois même bien altéré et endommagé par des musiciens sans âme ni imagination ! Composée en 1801 et dédiée à la comtesse Giulietta Guicciardi qui fut un temps son élève et dont il semble qu’il tombât amoureux, cette oeuvre a été composée alors que le musicien commençait à découvrir les prémices de sa surdité. À l’écoute du premier mouvement de cette sonate, le poète allemand Ludwig Rellstab y a vu l’évocation d’une « barque au clair de lune sur le lac des Quatre Cantons », ce qui explique que l’oeuvre prit immanquablement le surnom de Sonate au clair de lune.
Un récital consacré à quelques sonates de Beethoven où,- des expressions les plus intimes aux nuances les plus explosives -, le compositeur nous ouvre les portes de ce que sera la musique romantique.
Beethoven – Récital piano & violoncelle – Lara Liu & Jacques Nicolas – Dimanche 10 novembre 2019 – 17 h – Salle du Dolmen – Lieu-dit Pierre Levée – Route de Thiviers – Brantôme – Entrée 12€ – Tarif réduit 10 € – Gratuité pour les moins de 15 ans – Renseignements : 06 86 99 41 36 –
C.D.
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Le jury du Prix littéraire de biographie historique Brantôme 2019, placé sous la présidence d’Anne-Marie Cocula, a délibéré ce 21 septembre . Avec une belle majorité, il a retenu l’ouvrage de Patrick Tudoret Fromentin, le roman d’une vie (Les Belles Lettres) pour illuminer sa 13ème édition. Car c’est bien d’une figure unique de l’histoire artistique que ces pages font renaître, s’agissant ici de la vie romanesque d’un écrivain et peintre parmi les plus admirés de son temps, l’un des plus grands orientalistes aussi du XIXe siècle. Le jury du prix littéraire a été saisi et admiratif par cette remise au jour du peintre et écrivain rochelais Eugène Fromentin dans cette biographie toute personnelle, remarquable de précision et de vivacité.
Comme Fromentin, Patrick Tudoret a longtemps vécu à La Rochelle où il garde des attaches. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages parus notamment aux éditions de La Table Ronde, chez Grasset ou encore aux Belles Lettres. Docteur en science politique de l’Université de Paris-Sorbonne, il a aussi étudié la philosophie et l’esthétique. Ses ouvrages lui ont valu de nombreux prix. Il est également secrétaire de la Société des gens de lettres, et membre du jury du Grand Prix de la Critique littéraire.
Avec cet ouvrage, il rejoint la cohorte des admirateurs d’Eugène Fromentin, dont certains étaient ses contemporains, tels Sand, Maxime Du Camp, Flaubert ou encore Sainte-Beuve, car il avait ce talent étonnant de « pouvoir rendre toutes les sensations ». Au-delà de la bienveillance, Patrick Tudoret a su aimer Eugène Fromentin pour lui redonner vie auprès de ses lecteurs.
Pour parfaire cette journée, Bernard Cottret, lauréat de notre prix littéraire en 2013, spécialiste de l’histoire de l’Angleterre, viendra nous conter celle des Tudors, au cours d’une conférence. Il évoquera pour vous la gloire et la démesure de cette dynastie royale entre 1485 et 1603.
Treizième édition du Prix littéraire de biographie historique Brantôme 2019 – Abbaye de Brantôme – Salle du Conseil – samedi 12 octobre 2019 –
11 h – Remise du Prix – 14 h 45 – Conférence de Bernard Cottret – Entrée libre –
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Voici un huit clos à deux personnages, très tendu, que nous propose l’auteur dramatique et romancier Eduardo Manet. Une sorte de partie de ping-pong verbal au cours duquel chacun va essayer de dominer l’autre. L’intensité dramatique monte au fur et à mesure de la conversation entre ces deux hommes qui n’étaient pas destinés à se rencontrer. Jusqu’à une sorte d’explosion finale qui va les libérer d’une douleur occultée jusque là.
Monsieur Lovestar, célèbre traducteur polyglotte, termine un copieux repas tout en écoutant l’enregistrement d’une de ses conférences sur T.S. Eliot quand surgit Ramon Federico Salcedo, son voisin de palier portugais, plombier-électricien de profession qui fait du jogging et ne boit jamais de vin. Deux mondes différents vont tenter de se connaître et de se reconnaître. Federico veut que Lovestar lui traduise une lettre d’amour qu’il souhaite publier pour retrouver la femme qu’il aime. Lovestar refuse. Commence alors un affrontement entre ces deux hommes blessés par la vie et que tout semble séparer : l’origine, la classe sociale et la notoriété. Ils finiront par se rapprocher pour ensemble traduire l’indicible, et dire encore une fois « mon amour »…
Cette comédie dramatique a été jouée à de nombreuses reprises et la Cie « Les Amis de Coucou la Fourmi » en a fait un de ses succès remarqués. Il faut préciser que l’auteur, Eduardo Manet, né à Cuba, mais résidant en France, est édité chez Acte Sud, et a reçu plusieurs prix pour ses œuvres : le prix Goncourt des lycéens pour L’ïle du lézard vert en 1992, puis le prix Interrallié en 1996 pour Rhapsodie cubaine et le prix du roman d’évasion en 1999 pour D’amour et d’exil.
La Compagnie théâtrale, qui se produira à Brantôme à pour objectif de découvrir, soutenir et aider de jeunes talents. Fixée à Tours, elle se produit régulièrement en France.
Avec Philippe Carré et Pierrick Bonneau, dans une mise en scène de Dominique Babouin. Régie : Annick Touzalin.
Soirée Théâtre – Mr. Lovestar et son voisin de palier – samedi 21 septembre 2019 – 21 h – Salle du Dolmen – Route de Thiviers – Brantôme – Entrées 12 et 10 € – Gratuité pour les moins de 15 ans – Renseignements et réservations au 06 15 93 78 88 –
C.D.
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Devant les succès remporté depuis trois ans, chaque été à Brantôme, par l’ensemble vocal Cyrillique de Saint-Petersbourg, nous les avons conviés une nouvelle fois pour un ultime concert dans l’abbatiale Saint-Pierre où ils apprécient de venir. Puis nous ferons une pause sachant qu’ils sont attendus aux quatre coins de notre belle France. Avec plus de 450 concerts en France, ce groupe vocal, créé en 2005, a en effet sillonné une grande partie de notre pays, s’arrêtant 15 fois à la cathédrale de Chartres, puis à l’église de La Madeleine à Paris ou encore à Lyon. Ils répondent ainsi à leur vocation de porter la culture musicale russe en Europe et c’est à dessein qu’ils ont choisi le terme « cyrillique » (alphabet servant de base à plusieurs langues slaves) afin d’être immédiatement identifiés.
Composés de chanteurs professionnels qui ont tous suivi les enseignements dispensés par le Conservatoire National de Saint-Petersbourg, où ils ont obtenu leurs diplômes, leur répertoire, exclusivement interprété a capella inclut les meilleures œuvres sacrées et mélodies de compositeurs russes, ainsi que des chansons dans la pure tradition du pays. Leur chef musical, Ilya Demoutsky, est un compositeur mondialement connu, lauréat du prix de l’Académie européenne de cinéma en 2016. Et la plupart des mélodies et chansons traditionnelles que vous entendrez en seconde partie du programme ont été arrangées et quelque peu modernisées par ce chef, actuellement occupé à la mise en scène de son opéra qui sera présenté au Théâtre du Bolchoï de Moscou. Rappelons qu’il avait aussi composé la musique des Jeux paralympiques de Sotchi en 2014.
C’est donc à un récital exceptionnel par la qualité des voix ( soprano, mezzo-soprano, ténor et basse) que nous vous proposons d’assister, en vous rappelant que l’entrée est libre de participation. Nous aurons cependant à cœur d’honorer le chapeau qui circulera pour les aider à assurer leurs frais de voyages, assurances, publicité et déplacements !
Ensemble Cyrillique de Saint-Petersbourg – samedi 17 août 2019 – 20 h 30 – Abbatiale Saint-Pierre de Brantôme – Libre participation –
C.D.
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Ils sont huit musiciens triés sur le volet par le maître violoniste russe Artiom Kononov. Ils se produisent sous le nom « Les Virtuoses de Chambre de Cologne » , ville où ils résident. Les nombreux concerts donnés depuis 2013 par ce jeune ensemble sont accueillis avec enthousiasme par un public international et leurs transcriptions sophistiquées des grandes œuvres classiques attirent l’attention des auditeurs avertis.
Pour la deuxième fois à Brantôme, vous n’aurez pas besoin de vous déplacer à l’Elbphilarmonie de Hambourg en septembre prochain pour écouter de la grande musique classique. Fort de sa devise « Si vous voulez être connu, il faut jouer partout, de l’endroit le plus grand au plus petit », les Virtuoses de Chambre de Cologne aiment découvrir les plus beaux paysages d’Europe, de l’île de Föhr en Allemagne au pied des Pyrénées, des grandes cathédrales d’Aix-en-Provence à Dijon, mais aussi dans des églises de villages historiques.
Leur directeur musical et premier violon, Artiom Kononov, né en 1984, a un parcours musical exceptionnel. Il a fréquenté le Conservatoire de Kazan, a joué comme soliste dans l’Orchestre de Chambre de la ville autant qu’à l’Opéra. Il a participé à de nombreux concours internationaux de musique, remportant la première place au concours Diaghilev de Paris et la troisième à Moscou.
Autre musicien exceptionnellement doué, Ion Malcoci, professeur de flûte de pan depuis 1998. Élève du légendaire Georges Zamfir, il atteint une virtuosité et une perfection inégalées dans le maniement de l’instrument, particulièrement dans son interprétation des pièces de Paganini qu’il agrémente d’une véritable envolée de fantaisie.
Ils seront donc à Brantôme, le 8 août prochain à 20 h 30, dans l’Abbatiale Saint-Pierre, avec un programme très varié où Vivaldi aura une place de choix. La musique française aussi avec Fauré, Ravel, Saint-Saëns ; puis Dvorak, Mendelssohn, Strauss, sans oublier des œuvres d’une grande technique d’interprétation, telles Sarasate ou encore Paganini…
Les Virtuoses de Chambre de Cologne – Jeudi 8 août 2019 – 20 h 30 – Abbatiale Saint-Pierre de Brantôme – Réservation Librairie Lanard, 58 rue Gambetta – 24310 – Brantôme – 05 53 05 34 82 – Tarif prévente : 22 € – Étudiants : 10 €. À la caisse le soir du concert : 26 €.
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La Tragédie liée à la révolution bolchévique a éloigné de leur pays nombre de russes restés fidèles au tsar, à l’orthodoxie et à leurs traditions musicales. C’est dans ce contexte que fut fondé à Paris, en 1924, par Andreï Ivanovitch Scholuch le Chœur des Cosaques de l’Oural. Après les vicissitudes de la Guerre et de nombreux obstacles, le groupe est toujours bien vivant, dirigé aujourd’hui par le fils du fondateur Wanda Scholuch. Restés attachés à la Sainte Russie des tsars, ils ont conservé avec soin les chants religieux, anciennes chansons et danses populaires dont ils se font les interprètes et les témoins de l’ancienne Russie impériale.
Constitué de chanteurs russes et ukrainiens, le Chœur des Cosaques de l’Oural a compté parmi ses membres le grand Ivan Rebroff, qui, loin de se borner à n’être qu’un phénomène vocal ou une sorte d’Yma Sumac barbu, se révéla un authentique comédien dans Le Violon sur le toit donné à Paris au Théâtre Marigny. En tant que chanteur et membre des Cosaques de l’Oural, il a contribué à populariser la musique russe de façon inimitable. Et le dixième anniversaire de sa disparition a été l’occasion pour le Chœur des Cosaques de l’Oural de concevoir un programme de jubilé qui reprend beaucoup de ses succès; les membres du chœur ne souhaitent en aucun cas le copier, mais le remercier puisqu’ils lui doivent en quelque sorte leur « existence ». Et d’ajouter : » Il a été notre précurseur ».
Parmi les œuvres choisies, nous retrouverons l’Hymne du Tsar, avec ses références à Tchaïkovski, le magnifique et serein Souvenir éternel de la messe orthodoxe de Requiem ou encore les paisibles Cloches du soir. En seconde partie, les grands classiques que sont La légende des douze brigands, Les bateliers de la Volga, La chanson de Lara du film Le Docteur Jivago, ou encore Plaine, ma plaine … puis l’inoubliable Stenka Rasin, retraçant l’insurrection des Cosaque du Don qui inspira Pouchkine, Tchékov aussi bien qu’Alexandre Dumas ou encore Jules Verne dans Michel Strogoff.
Quelques pépites également avec un extrait de l’opérette « Le Tsarévitch » de Franz Lehàr, ou encore la chanson suédoise Ach Vaermeland, hommage à la forêt du pays …
Cet excellent chœur remporte un vif succès partout où il est programmé et contribue à faire mieux connaître la richesse du chant choral russe dans le respect de sa tradition.
Le Chœur des Cosaques de l’Oural – Abbatiale Saint-Pierre de Brantôme – mercredi 17 juillet 2019 – 20 h 30 – Prix prévente 18 € à la Librairie Lanard à Brantôme – 22 € à la caisse du soir avant le concert, dans la limite des places disponibles – Gratuité pour les moins de 12 ans.
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Au XIXè siècle, la musique de salon, réunissant deux ou trois instruments, fut très en vogue. Dans les résidences et appartements privés où le piano régnait en maître des lieux, la maîtresse de maison accueillait nombre de musiciens et interprètes pour des soirées mondaines où la renommée rivalisait avec la qualité musicale. Pauline Viardot, Marguerite de Saint- Marceaux, ou encore Winaretta, princesse de Polignac tinrent ainsi salon et firent la notoriété de la vie culturelle parisienne. La musique, alors conçue comme un art de mode et de vanité, satisfaisait les interprètes et renforçait chez le bourgeois le goût du spectacle et les vanités puériles. Les compositeurs eux-mêmes n’y échappèrent pas, créant alors des œuvres dédiées à ces occasions. Ce fut le cas de Reynaldo Hahn, Ernest Chausson, Vincent d’Indy, Gabriel Fauré, André Messager, Édouard Lalo … jusqu’à Ravel et Debussy qui s’y associèrent.
C’est un aperçu de cette atmosphère feutrée, charmante autant que mondaine, que nous proposent le pianiste Patrick Hilliard et le violoniste Aïman Fahmy, avec la célèbre berceuse op.16 de Fauré, la berceuse sur le nom de Fauré de Ravel, véritable hommage à Fauré, et le poème op.25 de Chausson, adapté d’une nouvelle de Tourgueniev.
Le programme nous invitera aussi à l’écoute d’œuvres plus classiques, mais tout aussi romantiques, avec une sonatine en trois mouvements sans interruption, d’un Schubert très mozartien, une des deux romances de Beethoven qui ont constitué une préparation à son concerto pour violon, et le beau cantabile MS 109 de Paganini. À remarquer aussi, la transcription pour piano et violon d’un extrait de l’opéra Orphée et Eurydice, la ronde des esprits bienheureux, temps d’accalmie en pleine tempête, qui exprime la douce quiétude qui envahit Orphée alors que va apparaître Eurydice qu’il est venu chercher après avoir attendri furies et démons.
Un programme sensible, poétique à souhait et de belle conception.
Patrick Hilliard, titulaire du certificat d’aptitude de pianiste-accompagnateur, accompagne de nombreux artistes tels Michel Piquemal, Béatrice Uriah Monzon, la maîtrise de Radio France. Il collabore avec les opéras de Toulouse et Bordeaux, Sinfonia en Périgord et le Festival du Périgord Noir et est en poste au CRD de la Dordogne.
Aïman Fahmy, d’abord violon solo de l’Orchestre du Conservatoire supérieur de musique du Caire, a perfectionné sa formation musicale en Bavière. Il a enseigné au CNR de Strasbourg puis en Aquitaine. Il collabore avec l’Orchestre symphonique de Limoges et du Limousin. Depuis 2006, il est professeur au CRD de la Dordogne et se produit comme violon solo de l’Ensemble instrumental de la Dordogne.
Récital piano-violon – Patrick Hilliard et Aïman Fahmy – Vendredi 28 juin 2019 – 21 h – Brantôme – Salle du Dolmen – Lieu-dit Pierre Levée – Route de Thiviers – Entrée 12 €, Tarif réduit 10 €, gratuité pour les moins de 15 ans.
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Un concert très original autour d’un voyage virtuel en Europe centrale et de l’Est, par un duo de piano solo et à 4 mains, avec en toile de fond notre imagination. Telle est la soirée à laquelle nous convient les deux pianistes concertistes que sont Ludmilla Guilmault et Jean-Noël Dubois. Le Duo György Cziffra, qui se produit régulièrement dans divers récitals, est lauréat de la Fondation Cziffra avec une Médaille d’Or. Lors d’une rencontre impromptue en 2007, les deux artistes décident d’unir leurs talents et de jouer ensemble, associant leurs tempéraments fougueux et la force de leur passion respective. Ainsi Jean-Noël Dubois, l’anticonformiste, et Ludmilla Guilmault, la rebelle, prendront la voie des concerts pour le plus grand bonheur du public.
Intitulé « L’âme slave », le programme qu’ils nous proposent est un kaléidoscope d’œuvres de musiciens slaves♦ d’Europe centrale et de l’Est ( polonais, russes, hongrois) et réunit des œuvres de Liszt, Chopin, Brahms, Glinka, Alabiev, Rimsky-Korsakov, des transcriptions de musiques de films et de musiques traditionnelles russes.
Bien que Brahms fût allemand, ses danses hongroises témoignent de l’intérêt du compositeur pour le folklore ; de même, c’est l’attachement de Chopin et de Liszt pour leur pays respectif qui les mèneront à composer, pour l’un des mazurkas et des polonaises, pour l’autre ses célèbres Rhapsodies hongroises. Mais tous ont su mélanger les genres en associant les possibilités formelles de la musique savante à des thèmes issus du folklore. Un travail de valorisation des cultures locales par la Musique. Des œuvres qui ont su s’imprimer dans les mémoires des générations et qu’on écoute et goûte toujours avec délice.
♦ » L’âme slave », oui sauf pour Liszt qui était hongrois ! Et les Hongrois ne sont pas des Slaves … Il a d’ailleurs été démontré que les rhapsodies hongroises de Liszt font en réalité souvent appel à des thèmes plus spécifiquement tziganes.
« L »Âme slave », Voyage en Europe centrale – Duo György Cziffra – Ludmilla Guilmault & Jean-Noël Dubois – Brantôme, Salle du Dolmen – Lieu-dit Pierre Levée – Route de Thiviers -vendredi 10 mai 2019 – 21 h – Entrées 12 €, tarif réduit 10 €, gratuité pour les moins de 15 ans.
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