Lu récemment dans la presse : Journée Brantôme à Nérac, le samedi 15 novembre 2014, à l’occasion du quadricentenaire de la mort de Pierre de Bourdeille, au musée du Château Henri IV. Au programme : conférence sur Brantôme par Anne-Marie Cocula, historienne et professeur émérite de l’Université Bordeaux-Montaigne, conférence sur Brantôme et la danse : regards sur la danse du XVIe siècle par Christine Grimaldi, atelier de danse Renaissance par la Compagnie Christine Grimaldi, puis … dîner Renaissance.
Ceux qui ont participé, de près ou de loin, aux manifestations brantômaises organisées par les Amis de Brantôme, tant en juillet qu’en octobre 2014, dans le cadre de cette même commémoration ne pourront qu’y déceler une bien étrange ressemblance !
Bis repetita placent …
L’axiome latin peut ici, – avec ironie -, se prendre en mauvaise part : on prend les mêmes et on recommence; le « copier-coller » faisant fi de toute imagination et simplifiant bien les choses.
Mais la Société des Amis de Brantôme, conceptrice du programme original, a pris le parti d’en sourire et d’adhérer à l’ autre signification de l’axiome : puisque les choses répétées plaisent, l’on ne pouvait s’en tenir à ce premier succès, il en fallait un second ! Et c’est chose faite à Nérac.
C.D
Le programme musical qui vous est proposé ce 23 novembre 2014 est exemplaire d’un siècle de richesses musicales en Europe du Nord et de l’Est entre les moitiés des XIXe et XXe siècles. Il reflète toutes les tendances de la forme Sonate à cette époque.
Avec Grieg, le » Chopin du Nord » selon Hans von Bulow, c’est l’empreinte de la musique populaire norvégienne qui chante en ses œuvres. Sa deuxième sonate écrite en 1867 en quelques trois semaines, dans l’euphorie de sa lune de miel, est l’une des premières pièces de dimension importante où il exprime l’aspect « norvégien » de ses compositions musicales, tant dans les mélodies que dans les rythmes de danses qui structurent les deux mouvements extrêmes.
Puis l’apogée du romantisme allemand lui succédera avec Brahms et cette première sonate, datée de 1878, qu’il renonça à mettre au panier comme il l’avait fait avec les précédentes. Comme « une douce heure de pluie d’été », cette sonate s’inspire du Lied de la pluie qu’il avait composé auparavant. Avec raison, les commentateurs feront un rapprochement avec l’ultime sonate de Beethoven, composée peu avant sa mort, où le compositeur s’élève à la plus haute spiritualité.
Enfin, Prokofiev illustrera de main de maître la sombre période de la musique russe dite « soviétique », où l’idéologie l’emporte sur toute sensibilité. N’a-t-il pas obtenu en 1942, un an avant de composer sa sonate n°2, le Prix Staline pour sa Sonate de Stalingrad pour piano seul ? Celle que écouterez fut initalement écrite pour flûte et piano puis transcrite pour violon et piano à la demande du célèbre violoniste David Oistrakh. Prokofiev souhaita alors que la collaboration de celui-ci figurât nommément sur la partition.
C’est dire que le violoniste français Bernard Bessone et le pianiste franco-libanais Ziad Kreidy nous proposent un concert simultanément somptueux et consistant.
Attachés tous deux à la musique de chambre, ils constituent un duo très remarqué et apprécié des connaisseurs. Avec chacun des formations de grande qualité et de nombreux prix et récompenses, le pianiste Ziad Kreidy est actuellement chargé de cours à l’Université de Franche-Comté et professeur titulaire de culture musicale au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Ville d’Avray. Quant au violoniste Bernard Bessone, reconnu comme spécialiste en interprétation de musiques anciennes baroques et classiques sur des instruments d’époque, il travaille principalement à Madrid en tant que 1er violon solo de la Capilla Real de Madrid, ensemble choral et instrumental sur instruments d’époque, dirigé par le chef argentin Oscar Gershenson.
C.D
En concert le dimanche 23 novembre 2014 à 16 h 30 – Salle d’animations du Dolmen – Brantôme (par la D 78, direction Thiviers) – Entrée 15 € et 12 € –
Le Trio Speranza, c’est une pianiste, – Isabelle Loiseau -, un saxophoniste, – Denis Gauthier -, et un percussionniste, – Stéphane Picard -. Tous les trois sont professeurs au Conservatoire à Rayonnement Départemental de la Dordogne. Ils nous proposent ce vendredi 17 octobre 2014, à 21 h, à la Salle du Dolmen à Brantôme, un programme riche et coloré de musiques sud-américaines avec des pièces d’Astor Piazzolla, Heitor Villa-Lobos, Celso Machado et Richard Galliano. Il y sera naturellement question de l’histoire du Tango, mais pas seulement. Darius Milhaud, compositeur français, associé aux Groupe des Six parrainé par Jean Cocteau et Erik Satie, s’invitera aussi à la fête, avec sa suite Scaramouche dont le troisième mouvement Brazileira est une samba endiablée qui n’a rien à envier aux rythmes des compositeurs sud-américains.
La pianiste Isabelle Loiseau, sensibilisée très tôt à l’accompagnement de chant et à la musique de chambre, a principalement joué en formation de piano à 4 mains et à 2 pianos. Elle a d’ailleurs créé le concours national de piano à 4 mains de Sarlat. Elle crée aussi régulièrement des spectacles associant le théâtre et la musique et a obtenu ses prix de piano et musique de chambre au CNR de Poitiers.
Le saxophoniste Denis Gauthier est un musicien éclectique et autodidacte. En plus de son activité d’interprète, il a développé un travail autour du jazz et de l’improvisation et joue sur la scène jazz dans des petites et grandes formations. Actuellement dans l’Orchestre Régional de Jazz dont il est le directeur artistique, il est aussi membre du quatuor de saxes » Aval’anches » et du quartet de jazz « GM4P », avec lesquels il a enregistré plusieurs disques. Il a obtenu différents prix de conservatoire (classiques et jazz) particulièrement à Limoges et Bordeaux.
Stéphane Picard, batteur percussionniste, est diplômé de la Drum School Lajudie. Batteur rock au début de sa carrière au sein du Groupe So Clean, il joue avec le quartet jazz « GM4P » , puis improvise dans Soli 5 Projet autour de la danse contemporaine. Il est le batteur de la chanteuse zimbabwéenne Hope Masiké.
Le Trio Speranza en concert à Brantôme, Salle du Dolmen (prendre la D 98 en direction de Thiviers, puis tourner à gauche à environ 1 km). Le vendredi 17 octobre 2014 à 21 h. Prix des places : 15 et 12 € – Gratuit pour les moins de 15 ans.
Les premières manifestations relatives à la commémoration nationale du quadri centenaire de la mort de Pierre de Bourdeille auront lieu du 3 au 6 juillet prochain. Pour le confort de votre visite, vous trouverez ci-dessous toutes les informations utiles vous permettant de réserver pour la dégustation du samedi 5 juillet et pour la promenade Sur les pas de Brantôme du dimanche 6 juillet (les places sont limitées). De même pour prendre les places pour le spectacle et le bal du samedi 5 juillet au soir.
Vendredi 4 juillet Musique & Théâtre Salle du Dolmen à Brantôme- 21 h -« La barca di Venezia per Padova »
Réservation très recommandée
Samedi 5 juillet à partir de 19 h 30 – Cour de l’Abbaye –
Incription OBLIGATOIRE pour la dégustation
Réservation recommandée et vente des billets pour le spectacle
Dimanche 6 juillet – Promenade Renaissance (3 circuits possibles)
Inscription OBLIGATOIRE afin d’avoir un « pass » pour les animations
Des permanences sont organisées pour les inscriptions et les réservations :
Les mardis et vendredis du 3 au 27 juin 2014 de 10 h 30 à 12 h 30 à l’Office de Tourisme Périgord-Dronne-Belle à Brantôme, ou par téléphone au 05 53 05 80 63.
Pour des raisons indépendantes de notre volonté, nous vous précisons que le concert, initialement prévu le vendredi 13 juin 2014 à 21 h, est REPORTÉ au Vendredi 17 octobre 2014, à la même heure, à la Salle du Dolmen à Brantôme.
Nous sommes désolés de ce contre temps, mais ce n’est que partie remise pour nous retrouver et écouter le Trio Speranza.
Certes, au fil des temps l’adage n’a rien perdu de sa signification, mais dans les sociétés antiques et médiévales, et même plus tardivement, l’habit était souvent déterminant. Et force est de considérer que les vêtements et costumes font partie des marqueurs sociaux les plus immédiatement signifiants, tant l’histoire du costume est loin de se confondre avec celle de la mode vestimentaire.
Nous en saurons plus en allant écouter la conférence « Histoires de modes au Moyen Âge et à la Renaissance », que l’archéologue-médiéviste Sonia Breux-Pouxviel prononcera le vendredi 6 juin 2014 à 21 h, dans la salle du Conseil de l’Abbaye de Brantôme.
Une conférence enrichie par des images et la présence de mannequins qui présenteront au public des reconstitutions de costumes allant du Vème au XVIème siècles.
Entrée libre.




